L'heure d'été |
Souvenirs du Valois
Sensible à l'attachement émotionnel que l'on peut mettre dans certains objets, Olivier Assayas explique ainsi son projet pour L'Heure d'été : « J'ai voulu, le plus simplement possible, raconter un cycle qui ressemble à celui des saisons. On découvre une maison familiale vivante, bruyante, tiraillée par les mêmes passions qui tiraillent toutes les familles. Et puis on la retrouve quelques mois plus tard, au moment du deuil, lorsqu’il faudra la vider, en disperser les objets, la vendre. Les œuvres seront alors pesées, jugées, évaluées. Les plus précieuses serviront à régler des droits de succession. Et c’est dans les salles d'un Musée que nous retrouverons enfin ces choses, captives comme les animaux d’un zoo et pourtant figées là, à l’intention de tous et pour toujours, dans cette immortalité qui est aussi le meilleur témoignage de la vie passée. La maison est alors vide. La génération suivante, celle des adolescents, pourra y faire une dernière fête, et sur cette page blanche, à eux de tout reconstruire ».
Orsay, deuxième
Le musée évoqué par Assayas est celui d'Orsay, qui est à l'origine du film. C'est en effet François Margolin, qui est à l'initiative du projet, qui rentre dans le cadre d'une série de films célébrant les 20 ans de l'institution en 2006. Le Musée ouvre pour l'occasion pour la première fois ses portes et ses collections à des caméras. Le producteur souhaitait à l'origine présenter un film en quatre segments, avant que les réalisateurs n'acceptent de réaliser chacun un long métrage, avec la seule contrainte de devoir montrer le musée au moins une fois au sein du film. Le film sort ainsi après celui de Hou Hsiao-hsien, Le Voyage du ballon rouge, déjà avec Juliette Binoche, et avant ceux de Ruiz et de Jarmush.
M(argo)K2
Si c'est François Margolin de Margo film qui est à l'origine des quatre films du projet, c'est finalement MK2 qui produit et diffuse le film. Le budjet du film a ainsi pu monter (un peu) à 5 millions d'Euros.
Binoche, troisième
Si c'est la première fois que Juliette Binoche est à l'affiche d'un film d'Olivier Assayas, ce n'est pas la première fois que le réalisateur lui propose un rôle. Il la voyait en effet déjà dans Désordre (son premier film en 1986 !) et dans Les Destinées sentimentales.
Changement de genre
Charles Berling en est quand à lui à sa troisième collaboration effective avec Assayas, après Les Destinée sentimentales, qui était déjà une saga familiale, mais se déroulant au début du siècle, et le thriller high-tech Demonlover. Ces deux films montrent la diversité des genres dans lesquelles le cinéaste aime opérer. Il a ainsi entamé le tournage de L'Heure d'été au moment même ou Boarding Gate, série-B à l 'américaine, sortait sur les écrans français durant l'été 2007.
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