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Story of Jen

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Infos tournage

Genèse

François Rotger est entré en contact avec une amie qu'il avait perdu de vu. Ils avaient ensemble un vieux projet, celui de mettre leurs expériences en commun sous forme de nouvelles. Puis, au cours de leurs échanges, son amie lui a révélé ce qui lui était arrivé à l'âge de treize ans. Le réalisateur raconte: « c'était tellement plus fort que ce que j'avais imaginé. Je lui ai demandé : est-ce que tu pourrais écrire un film avec moi là-dessus ? Ce à quoi elle a répond « oui ». Finalement, au bout de quelques semaines, je me suis retrouvé tout seul à écrire son histoire, c'était juste devenu trop lourd pour elle. J'ai écrit assez librement, mais avec sa présence, comme une main sur mon épaule. »

 

Titre

Bien que tourné au Canada, le réalisateur explique : « Story of Jen reste un film français dans sa conception, dans sa production. Le titre est en anglais, parce que je voulais qu'il reste tel quel. J'aime qu'un film ait un titre unique. Comme celui d'une chanson. »

 

Thèmes

Comme pour son film précédent, The Passenger, Rotger a exploré les thèmes de l'honnêteté, du manque et de la solitude.

 

Tournage

Ce film est inspiré d'une histoire vraie qui a eu lieu aux Etats-Unis. Le choix de tourner au Canada, c'est imposé de lui-même. Le réalisateur explique que cette ignorance dans laquelle on maintient les jeunes filles lui semblait difficilement transposable en France. De plus, il ajoute : « cet homme qu'elle a connu, qui dormait dans les bois, qui a été hébergé chez elles, dans la remise, et la présence de la forêt, dans laquelle on peut se perdre, mourir de froid, de faim, je ne pouvais pas vraiment l'imaginer en France. »

 

Pas débutante

Human Trafficking - Laurence Leboeuf Laurence Leboeuf ( « 15 A ») est une jeune actrice qui a déjà beaucoup tourné au Canada. François Rotger raconte : «  la directrice de casting, a eu l'intelligence de ne pas me le dire. Ella a dû sentir que pour ma directrice artistique, Valérie Massadan, et moi, cela pouvait être une limite. La peur de tourner avec une actrice déjà très « professionnelle », cela peut être un peu angoissant - au Canada, où quand on tourne, on tourne tout le temps, et un peu de tout. Laurence, elle, peut emmener les projets au-delà de ce qu'ils sont. Si j'avais connu son parcours, je l'aurais peut-être écartée d'entrée, bêtement. Nous l'avons choisie de manière vraiment innocente. Je ne l'avais jamais vue, je n'avais jamais entendu parler d'elle. Et avec Valérie, nous étions époustouflés. »

 

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