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Maison de poupée

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Infos tournage

Une adaptation.

Dollhouse est une adaptation d'une pièce d' Henrik Ibsen, «Une Maison de poupée», jouée pour la première fois à Copenhague le 21 décembre 1879 au Kongelige Teater.

La singularité de cette adaptation réside dans le fait que Lee Breuer fait jouer la pièce dans une vraie maison de poupée (où les hommes sont des nains et les spectateurs des marionnettes). Les femmes sont alors trop grandes pour le décor et pour le rôle qu'il leur est dévolu.

 

Les adaptations précédentes

Maison de poupée - Anthony Hopkins Il y eut en tout huit adaptations de la pièce d'Ibsen au cinéma et à la télévision. Nous pouvons retenir : A Doll's House (1959), téléfilm de George Schaefer avec Julie Harris ; A Doll's House (1973), réalisé par Patrick Garland, avec Claire Bloom et Anthony Hopkins ; Maison de poupée (1973), de Joseph Losey, avec Delphine Seyrig, Jane Fonda, David Warner et Trevor Howard.

 

La réception de la pièce

La pièce étant une critique mordante des rôles des femmes et des hommes dans le mariage, sinon une prise de position en faveur de la question féministe, cette dernière fut jugée scandaleuse pour les européens du XIX° siècle: en Allemagne, Ibsen dut en modifier la fin sous pression de l'actrice principale (ce qu'il regretta de faire) ; en Grande-Bretagne, elle fut interdite par le Lord Chamberlain.

Aujourd'hui, à peu près toutes les représentations optent pour la fin originale.

 

Le mot d'Ibsen

Ibsen résumait sa pièce en ces termes : «Il y a deux sortes de lois morales, deux sortes de consciences, l’une chez l’homme et l’autre, toute différente, chez la femme. Elles sont incompatibles, mais la femme est jugée dans la vie pratique d’après la loi de l’homme, comme si elle était non pas une femme mais un homme.

L’épouse de la pièce ne sait plus du tout à la fin ce qui est bien ou mal, le conflit

entre le sentiment naturel et la foi en l’autorité la désoriente complètement. Une femme ne peut pas être elle-même dans la société de notre temps, c’est une société exclusivement masculine avec des lois écrites par des hommes, et avec des accusateurs et des juges qui condamnent la conduite de la femme d’un point de vue masculin.

Elle a falsifié une signature et elle en est fière, car elle l’a fait par amour pour son mari, pour lui sauver la vie. Mais cet homme avec son sens de l’honneur conventionnel est du côté de la loi et voit les choses d’un point de vue masculin.

Lutte intérieure. Désorientée et accablée sous le poids de sa croyance aveugle en l’autorité, elle perd toute foi en ses droits et en sa capacité morale d’élever ses enfants. Amertume […]. Elle doit tout porter seule. La catastrophe approche, inexorable, inéluctable. Désespoir, lutte et accomplissement de la faillite.»

 

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