Ferien, chronique d'un été |
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Une famille, quatre générations
Dans Ferien, le réalisateur Thomas Arslan étudie le comportement d'une famille et les conflits qui peuvent se créer entre les générations. Pour créer tous les personnages, le réalisateur s'est directement inspiré de ce qu'il a pu observer autour de lui. Thomas, lors d'un entretien accordé à Michael Baute, explique sa vision de la famille: « Une famille est pour moi un ensemble complexe de forces reposant sur un puissant système d'attractions et de défenses. En plus, ce qui est intéressant dans les histoires de famille, c'est qu'elles offrent un cadre qui réunit les différents personnages. Ça donne alors la possibilité de dérouler plusieurs fils narratifs et de jouer avec les différentes facettes de ces histoires de famille et d'amour. »
Une famille difficile à réunir
Dans son étude, le réalisateur souhaitait montrer qu'il est parfois difficile de réunir une famille. C'est ainsi que tout au long du film, on ne verra jamais la famille au complet, il manquera toujours quelqu'un, car selon lui, « les structures familiales sont basées sur des relations entre des personnes individuelles. Je voulais savoir comment cette constellation particulière fonctionnait. Je voulais voir ça de plus près. Il m'importait de ne pas enfermer les personnages dans un carcan dès le début. Et d'établir les relations peu à peu. Il manque toujours quelqu'un pour parvenir à cette harmonie tant espérée. Ils seront tous réunis quand il sera trop tard. »
Une narration simple
Thomas Arslan voulait faire un film sans grands ressorts dramatiques. «Il m'inspirait de trouver un équilibre entre les différents fils narratifs tout en les faisant progresser ou basculer au cours du récit. Tous ces personnages qui évoluent ne vivent qu'une fois. Ils essaient tous d'être heureux sans savoir comment faire». Mais au final, il avoue quand même : «Ça, c'est quand même un grand ressort dramatique.»
Le cadre des vacances
Tout le film se déroule pendant les vacances d'été. Pour le cinéaste, les vacances sont un moment à part dans la vie de tous les jours, un moment où le temps est suspendu. Le fait que le film se déroule dans ce cadre idyllique lui permet d'éviter de devoir caractériser socialement les personnages. Car pour lui, ce n'est pas la classe sociale qui définit un personnage et son comportement. « A mon avis, cela suffisait de juste évoquer le fait que cette famille est issue de la classe moyenne supérieure, qu'elle a connu des temps meilleurs et qu'elle s'est appauvrie, mais qu'elle continue tout de même de mener la vie qu'elle a toujours menée, comme si rien n'avait changé ».
Une atmosphère irréelle
Dans son film, le cinéaste a instauré une atmosphère irréelle qu'il justifie ainsi : « C'est d'un côté, à mettre sur le compte des personnages et de leur état. Et c'est, en plus, l'idée que j'ai du monde dont j'ai souvent une perception à la fois concrète et étrange. Le cinéma a aussi ce côté un peu bizarre et irréel. »
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