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The Club

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Infos tournage

Le look du film

The Club s'enorgueillit d'une forte identité culturelle ancrée dans la culture des boîtes de nuit du début des années 80. Il y a donc eu un immense travail pour créer un look riche en costumes d'époque et fidèle sur les détails. C'est Simon Godfrey, responsable des décors, qui s'est occupé de l'aspect et de la taille du club :«Dès le départ, Neil, le réalisateur, m'a dit que le film contenait un peu de reggae, un peu de 2-Tone, un peu de soul et un peu de Northern Soul en termes de références. [...] Pour le night-club, il devait y avoir des néons et des miroirs partout à l'époque, c'était donc un point de départ. Je voulais une sorte d'élément en 3D. A l'arrière du bar, on a des petits panneaux avec des balles de golf noires et argent, ce qui donne un côté 2-tone». Mais il était aussi important que le club est l'air vaste pour pouvoir mettre en valeur tous ses aspects. Simon explique: «Jusqu'ici, quand je tournais des scènes de danse et des scènes de night-club, c'était dur d'avoir de l'action au premier plan sans occulter l'action en arrière-plan. J'aimais l'idée d'avoir plusieurs niveaux, j'ai donc mis une mezzanine pour qu'il y ait de l'éclairage et des gens à ce niveau. Le bar a aussi des niveaux, on peut donc filmer des danseurs tout en voyant les gens au premier plan.»

 

L'importance des costumes

L'équipe des costumes a également joué un rôle crucial pour donner un look authentique digne des années 80 au film. C'est Sam Dightam qui a conçu les tenues des personnages principaux, mais aussi ceux des centaines de figurants. Il explique sa méthode de travail : «J'ai commencé par le ska et on a étudié les groupes comme The Specials et The Selecter. La tenue des hommes se résume en gros à des chapeaux de feutre ronds et aux bretelles et on a choisi comme couleurs thématiques le rouge, le bleu roi et le violet. Elles sont toutes liées au décor de la boîte de nuit pour donner l'idée que les gens et la boîte forment une seule et même personne.» C'est ainsi que dès le début du tournage, Sam et son équipe ont transformé le plateau en une explosion vivante et ambulante de chapeaux de feutre ronds, de costumes aux couleurs vives, de bretelles, de cols, de foulards, de cheveux crêpés, de minijupes et de talons hauts.

 

Adaptation

The Club est une adaptation du livre Watch My Back de Geoff Thompson, qui est également le scénariste du film. Ce livre est en quelque sorte une œuvre autobiographique. Très jeune, il s'est mis à pratiquer les arts martiaux, et si le jour il travaillait à l'usine ou livrer des pizzas, la nuit il travaillait en tant que videur dans une boîte de nuit. Il se bâtit vite une réputation de videur non violent et efficace, basée sur la crainte et le respect. Cependant, avec son équipe, il avait créé des nouvelles techniques adaptées au milieu fermé du Night-Club, lui permettant de neutraliser les adversaires sérieux. De ce fait, il incarnait à la fois la police, le juge, le jury et infligé de sérieuses corrections à tous ceux qui allaient trop loin. Mais il était hanté par un rêve qu'il n'osait pas entreprendre: celui de devenir écrivain. Un jour, après la mort d'un de ses collègues videurs lors d'une agression, il s'est rendu compte qu'il devenait dépendant de cette existence hors-la-loi et violente de videur, et a décidé de changer de vie. C'est ainsi qu'il s'est mis à écrire son livre durant les temps de pause. Ainsi est né Watch My back, qui est devenu un Best Seller.

 

Un financement original

Traditionnellement, pour trouver le budget nécessaire à la réalisation d'un film, les producteurs doivent pré-vendre leurs droits à différents territoires. Le reste du budget est trouvé via les banques ou structures similaires. C'est le genre d'accord auquel s'attendent les diffuseurs et les financiers. Mais cette fois-ci, Formosa Films a opté pour un autre modèle: le financement du film vient d'investisseurs privés et de la ville, ce qui a permis à la société de conserver les droits d'exploitation et de payer les investisseurs en fonction du succès du film. De plus, tous les investisseurs privés ont été invité à apparaître en tant que figurant. Pour Paul Coe, un des investisseurs, cela a été pour lui une expérience qui risque d'être le début d'une nouvelle carrière. Ayant été figurant, il s'est peu a peu retrouvé à donner un coup de main à l'équipe technique, pour à la fin du tournage, faire partie intégrante de l'équipe du premier assistant réalisateur.