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Un monde sans eau ?

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Infos tournage

Pourquoi le sujet de l'eau ?

Le projet de ce documentaire date de 2003. A l'époque, le réalisateur Udo Maurer tourne un documentaire aux Philippines, et se retrouve confronté à un problème lié à l'eau. Comme à chaque fois qu'il voyage, le documentariste a le temps pour penser, et c'est là, sur un bateau, qu'il a l'idée de faire quelque chose de substantiel autour de l'eau. Il souhaite montrer comment, dans le Tiers-Monde, des hommes doivent gérer au quotidien des problèmes liées à cette ressource ô combien vitale, auxquels nous ne pensons pas.

 

Un voyage inédit

Le réalisateur, en sa qualité de documentariste, a eu l'opportunité de beaucoup voyager. Mais pour ce film, afin d'être impartial, il choisit de se rendre dans des lieux où il n'est jamais allé. Dans sa recherche, il tombe sur la mer d'Aral. Tout découle alors de ce lieu, incontournable pour un film qui aborde les problèmes économiques et politiques liés à l'eau. Le choix des autres lieux de tournage est plus difficile. C'est le scénariste Michael Glawogger qui a l'idée de tourner au Bangladesh, car après avoir fait des reportages en Inde il connaît les problèmes que cette région connaît vis-à-vis de l'eau. Pour le troisième lieu de tournage, la Chine et le barrage des Trois Gorges est envisagé, mais à cause de l'incapacité à travailler librement là-bas, l'idée est abandonnée. C'est donc ensuite logiquement que l'équipe pense à l'Afrique, puisque le problème de l'eau y est vital.

 

L'eau entre surplus, pénurie et commerce

Le film est structuré en trois parties. La première, au Bangladesh aborde la question du surplus d'eau avec le problème des inondations et des crues dans ce pays très pauvre. La seconde évoque le manque d'eau avec l'assèchement de la mer d'Aral au Kazakhstan. La troisième, enfin, a pour sujet le pouvoir, puisqu'à Nairobi l'eau devient un élément de puissance. Pour le réalisateur, « la question principale qui assure le lien (la structure) du film est la suivante : «Est-ce que chaque homme a droit à l'eau sur Terre ou est-ce un bien de consommation ?» De grandes entreprises traitent l'eau comme une marchandise alors que les ONG la distribuent, car elles estiment que c'est un droit dévolu à chaque être. Nous auront la réponse à cette question fondamentale dans une dizaine d'années ».

 

No comment

Afin de laisser s'exprimer les protagonistes montrés dans ce documentaire, pour qu'ils puissent raconter leur histoire, Udo Maurer fait le choix de ne pas faire de commentaires dans le film. Ainsi, il n'y a pas de voix off et très peu de texte.

 

Une équipe à géométrie variable

Pour le tournage, le réalisateur fait appel à une grosse équipe au Kazakhstan, et travaille sur place avec des gens très compétents. Mais il ne peut pas utiliser les mêmes méthodes au Bangladesh. Par exemple, alors qu'il filme avec son équipe dans une rizière, dans de bonnes conditions, ils se retrouvent soudain encerclés par 250 personnes. Udo Maurer choisit alors de réduire son équipe au minimum pour éviter de faire appel à la police, et prend lui-même la caméra, accompagné par deux techniciens, un ingénieur du son et un assistant.

 

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