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Les Sept Jours

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Infos tournage

Cannes

Les Sept jours a ouvert La Semaine de la critique au Festival de Cannes 2008. Ronit Elkabetz co-réalisatrice est présente pour la quatrième fois à Cannes. Elle concourait précédemment en tant qu'actrice avec Un mariage tardif, Le Prédestiné et La Visite de la Fanfare, tous trois dans la catégorie un certain regard.

 

20 égos/égaux

Dans ses intentions Ronit Elkabetz explique qu'elle a voulu mettre en avant les difficultés que peuvent rencontrer les femmes et faire de cette famille le personnage principal : «Nous traitons de cette valeur supérieure appelée Famille et de ce qu’elle exige que nous sacrifiions ; à côté de cela, est posée la question du statut de la femme dans un monde où la voix dominante est celle de l’homme. C’est un film compliqué puisqu’il comprend 20 rôles principaux et un héros qui est la famille».

 

Deuxième volet

Les Sept jours est le deuxième volet d'une trilogie que comptent réaliser ensemble Ronit et Shlomi Elkabetz. Ce triptyque dont le premier opus Prendre Femme, remporta un prix au festival de Venise est centré autour du personnage de Viviane.

 

Un film fraternel

C'est la deuxième fois que le frère et la sœur réalisent ensemble et faire un film sur la famille semble avoir été une expérience enrichissante « Nos liens familiaux nous permettent d'approfondir les problématiques qui nous intéressent [..] D'une manière ou d'une autre, lorsque je me surprends à rêver une histoire , elle devient immédiatement un rêve commun à nous deux. Et vice-versa, c'est plus fort que nous »(Ronit Elkabetz).

 

Unité de temps

Comme pour Prendre femme, la date de l'action est très précise, pendant la guerre du Golfe. Cette volonté résulte de la culture israélienne, et du contexte géopolitique qui entoure Israël depuis les 60 dernières années. De plus « En parlant bien d'une seule journée dans la vie d'un homme, on en sait plus sur lui qu'en s'étalant sur une longue période » (Schlomi Elkabetz) .

 

Le poids des traditions

Le deuil prend avec une largeur toute méritée de la place dans ce film, pas seulement via la tristesse des êtres, mais par le biais des traditions. Le deuil justement « cette coutume est une sorte de performance, de spectacle [...] durant le deuil, on se doit de montrer sa douleur à la société. Sinon, on est rejeté par son entourage [...] Une veuve qui ne porte pas le deuil est tout de suite jugée ». Les sept jours, eux, sont une période pendant laquelle celui qui est en deuil n'a pas le droit de sortir « C'est une règle parmi beaucoup d'autre. Il est interdit de dormir sur un lit, de s'asseoir sur une chaise, de se laver, de se raser, de prendre soin de son corps Etc... » (Schlomi Elkabetz)

 

L'omniprésence de l'argent

L'argent tient une place particulière dans les conversations, sans être un constat de l' hyper- libéralisme ambiant. C'est pour la fratrie réalisatrice « une manière d'évaluer la vie, comme les mètres pour la distance et les kilos pour le poids. C'est l'argent qui permet de mesurer la capacité émotionnelle » (Ronit Elkabetz)

 

Photographie

Les espaces sont ouverts et vides, sans toutefois faire de parallèle avec Dogville. Le grand angle « offre aux comédiens un espace dans lequel il peuvent se déplacer et agir, mais il ne leur donne aucun point de repère » (Schlomi Elkabetz). Les plans séquences sont eux utilisés à dessein d'être au plus près du temps réel et de l'action, « sans imposer au spectateur un point de vue unique ou orienté ». Les couleurs très contrastées touchent presque au noir et blanc, encore une fois, le deuil en est responsable. « Les scènes intérieures étaient éclairés à partir de l'extérieure de la maison en utilisant principalement des lumières rasantes » (Schlomi elkabetz)