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Moscow, Belgium

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Infos tournage

Un peu de géographie...

Moscou en Belgique? Le titre risque d'en laisser plus d'un perplexe...Et oui, désormais on saura que Moscou se trouve (aussi) en Belgique! Il s'agit en effet du nom d’un quartier de la ville de Gand, en Flandre, dans lequel on parle surtout le flamand.

 

Mélange des genres

Moscow, Belgium est une comédie sentimentale, sans eau de rose. Le réalisateur tente un mélange de genres audacieux mais réussi, dans lequel le sentimental côtoie l'aspect social et engagé, façon « british », assez éloignée quand même de Ken Loach ou de Mike Leigh, et du réalisme âpre de Luc et Jean-Pierre Dardenne. A cela s'ajoute une petite note d'humour non négligeable!

 

Film cannois

Le film a été présenté à la Semaine Internationale de la Critique du 61ème Festival de Cannes, en février 2008. Il concourait également pour la Caméra d'Or.

 

Le retour au pays

Dans une interview accordée lors du Festival de Cannes, le réalisateur Christophe van Rompaey justifie le choix de sa ville natale comme lieu de tournage : « Je me suis vite dit que c’était une histoire universelle qui pouvait aussi bien se passer à New-York aux Etats-Unis ou à Moscou en Russie, mais l’équipe de base vient de Gand où il y a une banlieue qui s’appelle Moscou, que le scénariste connaît bien. Il était évident en fait, de choisir la ville d’où nous venons tous. On est tous flamand, on vient de Belgique, où il faut avoir deux langues.» Petite leçon de civilisation : « Il y a le côté francophone de Wallonie, c’est vraiment séparé dans la politique mais aussi dans les arts et le cinéma, le théâtre. C’est dommage, mais on ne voit pas les films francophones de Wallonie en Flandre et vice-versa en Wallonie on ne voit pas nos films flamands, c’est très bizarre mais c’est comme ça. »

 

Un accident pour commencer...

Premières images, premières scènes, premières émotions. Un accident que le réalisateur justifie : « Pour commencer c’est donc des choses de la vie, un vendredi soir elle [l'actrice principale] fait ses courses au supermarché. C’est difficile de filmer quelqu’un qui est dans une voiture en train de rêver avant un accident. Personne ne s’attend à cet accident, le spectateur est très surpris que ça arrive de cette manière. » Il nous expose sa vision de son film, essentiellement le début, « On voulait faire des choses plutôt pas construites, pas naturelles, et je voulais pour commencer un endroit où montrer des choses sans dialogue. Il s’agissait de montrer ainsi l’héroïne, son état à ce moment là. »

 

Tournage expéditif

Christophe van Rompaey livre quelques détails sur le tournage de son premier long métrage, pouvant se caractériser par sa rapidité, « En fait le tournage a duré seulement 20 jours, c’est pas beaucoup et il y avait beaucoup à faire. On a beaucoup répété en amont. »

 

Retour sur les difficultés rencontrées

Conséquences directes d'un tournage empressé, l'équipe technique a rencontré quelques difficultés : « On a oublié de faire des répétions pour des scènes où il ne se passe rien ou juste sans dialogue. Sur le plateau c’était ce genre de scène les plus difficiles, quand un personnage ne parle pas et qu’il est en train de penser ou de réfléchir. On était sur de ce qu’on voulait pour les autres. Les scènes qu’on a oublié dans les répétitions et qu’on n’avait pas considéré comme aussi importantes ont été les moins faciles à tourner. »

 

Succès flamand pour commencer!

Sorti en Belgique le 30 janvier 2008, le film a rencontré un vif succès. Le réalisateur revient sur cette réussite presque inespérée : « Au début quand j’ai fait ce film on m’a dit des choses comme ‘mais qu’est ce que tu fais ? Tu as la chance de faire un premier film et tu choisis des acteurs inconnus flamands dans une sorte de dialecte que pas grand monde ne comprend même en Flandres, personne n’ira le voir au cinéma’. Et en fait ça a été un vrai succès au box-office en Flandre, on était très heureux. On a pensé que c’était un peu à cause de la langue qui donnait un petit côté exotique et que ça n’allait rien faire à l’étranger, mais le film peut marcher aussi dans d’autres pays, et maintenant Moscow, Belgium est à Cannes. » Souhaitons lui le même destin que notre Bienvenue chez les Ch'tis national!