Se connecter | Créer un compte



La Sangre Brota (Sang impur)

Ajouter à mes films favoris
 

Infos tournage

Direction d'acteur

La Sangre Brota (Sang impur) Pablo Fendrik explique: « J’ai découvert quelque chose qui fonctionnait assez bien : c’était de créer un lien le plus solide possible avant le tournage. Je dois être l’ami de mes acteurs, avoir vraiment confiance en eux, faire à manger ou être saouls ensemble, parler de musique, nous trouver des enne­mis communs... ce sont de bonnes manières de créer des affinités ! Une fois ce lien établi, les diriger devient plus simple, et le couple réalisateur-acteur sort des sentiers qui rendent parfois cette relation de travail très froide. Je ne peux pas travailler s’ils ne sont pas compli­ces. La complicité est le plus important pour moi. » Le réalisateur poursuit « Les répétitions et les centaines d’heures de conversations préalables (entre deux gorgées, deux bons plats) sont essentielles. Elles donnent beaucoup de liberté au moment de travailler dans la rue, où il faut tout le temps être alerte à l’environnement et prêt à composer avec les changements de dernière minute. »

 

Un tournage peu commun

La Sangre Brota (Sang impur) Le réalisateur a choisi de tourné dans la rue au milieu des gens en caméra cachée, et à l'inverse, parfois la caméra s'éloignait énormément des acteurs. L'acteur Arturo Goetz (Arturo) raconte: « J’aime beaucoup ça : travailler directement avec la réalité, jongler avec les petites difficultés qui apparaissent, car il me semble que cela rend les scènes beaucoup plus crédibles, plus réelles. Et même s’il faut parfois refaire la scène à cause d’un regard caméra. Moi j’adore travailler comme ça, dans la rue. Avec cette liberté d’improvisation qu’offre une caméra postée au loin, ça me fascine. » Pour Nahuel Pérez Biscayart (Leandro), l'expérience a également été plaisante, il dit: « Je me suis senti heureux et reconnaissant. Ça n’arrive pas souvent au cinéma de pouvoir agir sans avoir conscience de la caméra et de construire librement, la caméra enregistrant le tout à distance. C’est vraiment si inhabituel. »

 

Violence

La Sangre Brota (Sang impur) Certaines scènes du film sont très violentes physiquement. Arturo Goetz raconte comment il s'est préparé à les tourner, « je les ai affrontées en réalisant un important travail solitaire ; chez moi, en marchant, dans la rue, en observant, en réfléchissant et plus tard, durant le tournage, avec beaucoup de concentration. » L'acteur ajoute « Ce sont des scènes qui m’ont marqué. Ces nuits-là, je rentrais chez moi très angoissé, j’ai même vomi à deux reprises. Je veux dire que cela m’a atteint physiquement de les préparer et de les tourner, ainsi que d’entrer dans la peau d’un personnage pareil. »

 

Sexe

La Sangre Brota (Sang impur) Comme pour les scènes de violence, les scènes de sexe demande une exposition de la part de l'acteur. Nahuel Pérez Biscayart explique comment c'est passé le tournage de ces scènes, « nous avons essayé de nous amuser sans chercher à exciter le partenaire, ce qui aurait constitué un point de non-retour. Tout s’est déroulé dans le respect absolu et la tendresse, et n’a pas été éprouvant. C’est justement ce qui a permis aux acteurs de pouvoir se livrer et déjouer avec l’exposition que ces scènes demandaient. »

 

Musique

La Sangre Brota (Sang impur) - Pablo Fendrik Celle-ci tient une place importante dans le film, pourtant la question de la musique n'est arrivée qu'au moment du montage. Pour le réalisateur, ce n'est pas un élément auquel il pense au moment de l'écriture ni du tournage. Sa collaboration avec son monteur a été de ce point de vue également très créative. «  Leandro [Aste] s’est investi des semaines entières et des nuits interminables dans la recherche de titres afin de me proposer différentes options de ton, de couleur de son, et ce pour chaque séquence. » raconte le cinéaste, et poursuit « Nous avons essentiellement taché de donner le caractère des personnages à la musique qui les accompagne dans chaque scène. Celle qui accompagne Leandro devait sonner comme si c’était Leandro lui-même qui la jouait avec sa bande d’amis enfermés dans la chambre de sa maison. Rock, rustique et puissante. Ce qui venait avec Arturo devait avoir une sonorité plutôt new age, comme une recherche de relaxation, mais en sous-main, on devait avoir l’intuition d’une tension qui grandissait. Quelque chose qui nous mettrait sur la voie que toute cette supposée recherche d’équilibre était complètement forcée. »