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C'est dur d'être aimé par des cons

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Infos tournage

Titre énigmatique ?

Souvenez vous de l'affaire des caricatures de Mahomet... Le titre du film C'est dur d'être aimé par des cons reprend en fait le contenu de la bulle dictée par Mahomet dans le dessin humoristique de Cabu. S'ensuivit le fameux procès des caricatures qui déchaîna les passions.

 

Daniel Leconte au procès

Au moment où Charlie Hebdo était menacé d’interdiction à l’occasion de la publication de ces fameuses caricatures, Daniel Leconte a écrit pour les pages Rebonds de Libération, un texte, intitulé « Merci Charlie », en soutien à l'hebdomadaire. A la suite de cette parution, il a été remercié par le directeur de la publication et de la rédaction de Charlie Hebdo, Philippe Val qui lui a également demandé d'être témoin à leur procès. Dans un premier temps, Daniel Leconte a soutenu l'idée d'un film sur le procès auprès des chaînes de télévision. Toutes se sont désistées. C'est alors que Leconte tenait la matière première de son intervention au procès : comment les médias refusent d'aborder le problème.

 

Sur le tapis rouge

Le film fait partie de la sélection du 61ème festival de Cannes. Charlie Hebdo, au centre de cette affaire et du procès est heureux de cette sélection : elle « montre à quel point cette affaire récente a marqué notre histoire. On découvre comment, en France, dans un moment de tension extrême, le dialogue a fini par s’instaurer, dans l’enceinte du tribunal et à ses portes, entre des religieux et ceux qui sont venus témoigner de leur détermination à ne rien céder sur la laïcité et la liberté d’expression ».

 

Et le procès ?

« On porte non seulement la responsabilité de défendre son client mais on garde à l'esprit cette idée que la cause est bien plus importante que son simple travail » explique l'un des avocats, Richard Malka. Quant à Daniel Leconte, il considère que ce procès a « permis la création d’un espace de liberté de parole, où on peut aborder ces sujets sans être taxé de raciste. Et on peut désormais le faire de façon apaisée et démocratique ».

 

Salle d'audience : entrée interdite

Il n'a pas été possible de tourner dans la salle d'audience. L'équipe a donc filmé avant et après le procès et dans la salle des pas perdus au tribunal. « Le problème, de taille, c’est qu’il me manquait la salle d’audience ! » explique le réalisateur. Tout s'est donc jouer lors des entretiens. Daniel Leconte a demandé la transcription des débats afin de rester au plus près des termes utilisés lors des audiences durant le tournage.

 

« Mieux vaut rire avec Charlie que de s'emmerder au Paradis »

Le film témoigne de l'ambiance des audiences qui ont parfois viré à « la franche rigolade ». Entre les nombreux éclats de rire, les avocats se sont évertués à mener la charge avec l'humour comme arme de destruction massive de la bêtise.

 

Pas de polémique supplémentaire

Daniel Leconte affirme « ce film est de nature à apaiser les tensions [...] Notre volonté est de pacifier ces relations et de permettre la meilleure intégration possible entre les musulmans et la République. J’ai la très forte conviction que le film va aider en ce sens. » Philippe Val fait le bilan de la situation : « Toute cette histoire a permis aux musulmans de s’identifier, d’être séparés de la position des intégristes. On a pu trouver le moyen d'établir un débat avec eux. Il y a maintenant une distinction avec les intégristes que l’on peut qualifier d’islamo-fascistes. »

 

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