Le Transporteur 3 |
Jamais deux sans trois
Et c'est reparti pour une livraison spéciale. Après le Transporteur 1 et Le Transporteur 2 de Louis Leterrier et Corey Yuen, Jason Statham, toujours dans le rôle du mercenaire Frank, revient mais cette fois ci sous la direction d' Olivier Mégaton. Réalisateur de La sirène rouge, ce n'est pas la première fois qu'il travaille avec Europacorp puisque son premier long métrage Exit était une production de Luc Besson. Il a également été réalisateur de seconde équipe sur Hitman de Xavier Gens, une autre production d'Europacorp.
T-Bag sorti de prison
Aux côtés de Jason Statham, on retrouve François Berléand, prêt à donner un coup de main à son ami, car cette fois-ci l'ennemi est de taille : Robert Knepper, le célèbre T-Bag dans la série Prison Break. Son rôle de sadique dans cette série ne laisse présager rien de bon pour notre ami Frank. Par ailleurs, ce n'est pas la première fois que celui-ci joue dans une production d'Europacorp, puisqu'on a pu le voir dans le rôle de Yuri Marklov dans Hitman de Xavier Gens. C'est d'ailleurs sur ce tournage qu'Olivier Megaton l'a remarqué. Il a également joué dans un autre film d'action d'un réalisateur français : Otage de Florent Emilio Siri.
Un troisième opus original
Selon le réalisateur Olivier Megaton, cette suite sera bien différente des opus précédents . «La maturité de ce troisième épisode vient de la réelle mise en danger de Frank». En effet, dans ce film, Frank Martin est piégé par un bracelet menotte relié à sa voiture, si bien qu'il ne peut pas s'éloigner à plus de 50 mètres de son précieux bolide sous peine d'exploser. C'est la raison pour laquelle il accepte d'aller jusqu'à Odessa pour livrer un mystérieux colis, et surtout accepter la présence dans sa voiture de la mystérieuse Valentina. Megaton explique: «Pour la première fois de sa carrière, il se retrouve confronté à un adversaire redoutable, qui met la barre très haut. Pour la première fois également, il tombe amoureux et il accepte du coup de se mettre en danger. Tant qu'il n'avait pas d'attaches, Frank se limitait à une mécanique froide. Amoureux, il est beaucoup plus faible, il accepte de s'attendrir, et surtout, il se refuse à laisser Valentina sur le bord de la route pour sauver sa peau. Ce nouvel enjeu apporte une dimension supplémentaire au personnage, et avec ces rapports de force triangulaire, on se retrouve vraiment dans les codes d'un grand film d'action».
Des combats exceptionnels
C'est de nouveau Corey Yuen, ancien collaborateur de Jet Li et Jackie Chan, qui a réglé les combats. Mais cette fois ci, le réalisateur a souhaité avoir des scènes d'action qui se démarque des autres films, il ne voulait «pas refaire une séquence comme on l'a déjà vue dans les quinze films qui font référence. Je cherche toujours à partir de zéro». Jason Statham a suivi un entraînement draconien et a obtenu un «physique de rêve» qu'il dévoile dans une séquence de «Strip-fight». «Depuis un an, il a travaillé énormément son physique, et il s'est dessiné un corps exceptionnel. Sa perte de poids s'est aussi répercutée sur son visage, en démultipliant son charisme. Très vite, on a évidemment eu envie de profiter de ce corps d'athlète. L'idée, avec cette scène de strip-tease, était de montrer à Valentina que Frank n'est pas qu'une brute épaisse. En dehors de son caractère bien trempé, il a un corps de rêve, et ce sera sa première arme de séduction dans leur histoire personnelle. A priori, le public féminin devrait suivre.»
Une préparation minutieuse
Le transporteur 3, c'est aussi trois fois plus d'action que dans les films précédents. En effets, à l'image de la trilogie Bourne, où l'action va crescendo au fur et à mesure des opus, Olivier Megaton voulait également prouver qu'il était capable de rivaliser avec ces œuvres. Mais avec un budget plus limité de 75 millions d'euros et seulement 5 mois de tournages (du 18 février au 9 juillet 2008), il a fallu faire un travail minutieux de préparation. Ainsi, le story-board réalisé par Jonathan Delerue a été suivi à l'image près. Quant aux cascades, elles ont été mises au point par le spécialiste Michel Julienne, qui a déjà travaillé sur les précédents Transporteur ou encore Danny the dog et Rush Hour. «Avec Michel», précise le réalisateur, «l'objectif était encore d'innover le plus possible, de ne rien utiliser de ce qu'il avait déjà réalisé sur de précédents films. Toutes les courses-poursuites en voitures sont donc filmées à vitesse réelle, sans maquette, pour restituer la célébrité et l'inertie qui sont celles d'une voiture qui part en tête à queue». Pour des questions de réalisme, le recours à la 3D a donc été limité au maximum, l'ensemble des cascades étant réalisées sur le tournage.
Une nouvelle venue
Si on retrouve le duo Jason Statham/François Berléand, et face à eux le nouveau venu Robert Knepper, on pourra également voir pour la première fois à l'écran Natalya Rudakova, alias Sasha. Elle a été repérée par Luc Besson alors qu'elle traversée une rue de New York. «Luc Besson m'a abordé, il m'a conseillé de prendre des cours de comédie et après que j'ai suivi son conseil, il m'a fait passé une audition» déclare la comédienne. François Berléand souligne quant à lui qu'il était stressé de ne pas savoir très bien l'anglais. «On ne joue pas de la même façon en anglais et en français : l'accentuation n'a rien à voir, on ne mets pas le sens sur les même mots. Du coup, cela m'oblige à travailler avec un coach, et c'est l'un des rares moments au cinéma où j'ai le trac».
La franchise du Transporteur selon Megaton
Pour lui «la série se situe entre James Bond et Die Hard, même si sa structure narrative penche plus franchement du côté de la série de John McTiernan [...] Le premier opus portait l'héritage de la fin des années 90, avec un héros qui se devait d'être marrant, de balancer beaucoup de vannes. Dans le 2, on se rapprochait d'un scénario à la Man on Fire de Tony Scott, avec des enjeux dramatiques plus forts. Dans le 3, on retrouve vraiment une pure logique à la Die Hard, puisque le héros devient lui-même otage de l'histoire».
La musique du film
C'est Alexandre Azaria qui a composé la musique. Il nous explique sa démarche artistique : «J'avais créé un thème récurrent pour Le Transporteur 2, ce qui n'avait pas été vraiment fait sur le premier volet. L'idée était donc de repartir de ce thème pour le réinterpréter, le revisiter en fonction de l'évolution du personnage et de la personnalité du réalisateur, qui influence toujours ma façon de composer. J'avais envie d'accompagner le road-trip du transporteur, qui part de Marseille pour rejoindre Odessa : du coup, plus il avance vers l'Ukraine, et plus la couleur de la musique est inspirée par l'Est, avec, par exemple, des voix bulgares traitées. L'autre défi de ce type de film tient aux séquences d'action de 8 ou 9 minutes : il faut accompagner la montée en puissance de l'action, tenir le rythme et les paliers de tension. Mais de façon plus générale, je ne me pose pas vraiment la question du genre, je me concentre plutôt sur les émotions qui doivent être ressenties par le public. Sur Le Tansporteur 3, on a beau être dans un film d'action, il y a des moments très romantiques que j'ai illustrés comme tels».
Compte à rebours
Prévu à l'origine pour le 11 Février 2009, la sortie a été avancée au 26 novembre 2008.
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