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24 City

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Infos tournage

Still Zhangke

 

Après Still Life , Jia Zhangke livre un nouveau portrait de son pays, confrontant le spectre de la Chine communiste aux évolutions sociétales actuelles. Néanmoins, il va encore ici plus loin dans sa quête de réalisme. Son film revêt des allures de documentaire, dans lequel les témoignages se livrent dans des conditions d’interview et sont entrecoupés de scènes de vie quotidienne.

 

 

Nouveau genre

 

Le mélange de récits véridiques (les ouvriers) et fictifs (les trois femmes sont des actrices et leur personnage n’existe pas) constitue un genre nouveau, une manière assez osée de réinventer le docu-fiction. L’intention est donc honorable, surtout si elle vise à exprimer des sentiments profonds et des expériences complexes que de vrais témoignages ne sauraient traduire. Une approche qui n’est pas sans rappeler celle de Valse avec Bashir que Jia Zhang-Ke justifie ici en expliquant que « l'histoire a toujours été un mélange de faits réels et d’imaginaire ». Dans ce sens 24 city veut s'inscrire dans une réalité directe.

 

 

Choix d'écriture

 

Pour le cinéaste « mettre en parallèle le documentaire et la fiction était la meilleure façon d'aborder l'histoire de la Chine entre 1958 et 2008, en construisant une histoire se basant à la fois sur les faits et sur l'imagination ». Au travers de ce récit il cherche à comprendre l'évolution de ce pays et se repose pour cela sur le sort de cette usine, symbole de la puissance communiste pour mieux cerner cette mutation, mutation qu'il capte non pas via la puissance des images mais via la puissance de la parole. Chaque témoignage divulgue une part de cette Histoire, l'éclaire, avec pertinence, la grande Histoire de ce pays se retrouvant dans ces récits plus intimes.

 

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