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Le Bon, la Brute et les références
Avec son titre, Le Bon, la Brute et le Cinglé rend hommage au cinéma de Sergio Leone, en particulier le fameux Le Bon, la Brute et le Truand (1966). Transposé de l'Amérique période Guerre de Sécession à la Chine des années 30, le scénario du film de Kim Jee-Woon reprend un canevas identique : un triangle de baroudeurs solidaires partent à la recherche d'un trésor, tout en ayant affaire avec diverses parties (l'armée japonaise, bandits de grands chemins...). Au festival de Cannes, le réalisateur a expliqué que si Le Train sifflera trois fois (1952), ou la Prisonnière du Désert (1956), font parti de ses modèles, « dans les westerns hollywoodiens, il y a toujours une mise en avant des valeurs américaines, de la tradition ». D'où cet intérêt pour le western spaghetti, éloigné de toute approche mythologique, provoquant « un plaisir cinématographique beaucoup plus fort », plus axé sur des personnages hauts en couleurs. Et si Kim Jee-Woon concéde les westerns crépusculaires de Sam Peckinpah (La Horde Sauvage, 1969) et Clint Eastwood (Impitoyable, 1992), « ceux de Sergio Leone semblaient quand même vraiment plus cools ».
Le Bon, la Brute et les conditions de tournage
Le tournage se déroula en 2007, pendant 100 jours en Chine. Dixit le réalisateur, les prises de vues furent « très difficile, très mouvementé en raison des conditions climatiques », sous 40°, dès le matin. Pourtant les acteurs devaient porter des vêtements épais et accomplir des scènes d'actions spectaculaires. Il y eut même des tempêtes de sables... De plus, l'équipe de techniciens était essentiellement chinoise : « il fallait parfois ajuster nos méthodes de travail même si, à ce niveau-là, ce fut très amical comme tournage ».