Et après |
Adaptation
Et Après est une adaptation de la nouvelle éponyme de Guillaume Musso. A noter que son livre s'est vendu à plus de 300 000 exemplaires dans notre pays. Ce n'est pas la première fois que le réalisateur s'attaque à une adaptation, puisque son précédent film Inquiétudes était déjà une adaptation du roman A Sight for Sore Eyes de Ruth Rendell.
L'avis de l'auteur
L'auteur Guillaume Mussot avait posé ses conditions dès le départ en acceptant que son roman soit adapté. Ses trois conditions étaient que le film soit tourné en anglais, en partie à New York et avec un casting international. Mais comme il l'explique, la rencontre avec le réalisateur Gilles Bourdos a également été décisive: «Il m'a téléphoné un soir chez moi pendant une heure et demi, m'a exposé sa vision du film. J'ai constaté que nous parlions le même langage et que Gilles avait parfaitement compris le sens profond du roman».
L'écriture du scénario
Le réalisateur a une fois de plus écrit le scénario en collaboration avec son ami Michel Spinosa. Leur méthode de travail consiste en une documentation complète sur le thème abordé. C'est ainsi qu'ils se sont renseignés sur les cas de mort imminente et les unités de soins palliatifs. Leurs recherches ont même abouti à la création d'un nouveau personnage, absent du roman: Jeremy.
Un réalisateur «visuel»
Dès la lecture du roman Et après, Gilles Boudos a tout de suite su qu'il voulait en faire une adaptation. «J'ai d'abord été attiré par ce récit initiatique où Nathan, confronté à la possibilité de sa propre disparition va apprendre à devenir mortel, s'ouvrir à ce que la vie contient d'incalculable, d'irréversible, de tragique.» Au fur et à mesure de sa lecture, le cinéaste visualise tout de suite les plans du film, et imagine déjà dans quelle direction orienter sa mise en scène. «Je pense essentiellement en images. J'ai des obsessions qui déclenchent des attitudes récurrentes de cinéastes. Ce sont des thèmes visuels, comme la couleur blanche, les accidents de voitures, les réflexions de la lumière, les sons sifflants, les particules flottantes...»
Derrière la caméra
Aux côtés du réalisateur Gilles Bourdos on retrouvera le chef opérateur Mark Pin Bing Lee, connu pour avoir travaillé avec Wong Kar Wai sur In the Mood for Love, ainsi que le compositeur Alexandre Desplat ( Lust, caution).
Un casting prestigieux
C'est un casting assez exceptionnel qu'offre le film. Dans le rôle principal, celui d'un avocat qui se tue au travail dans le but d'oublier sa vie familiale désastreuse, on retrouve Romain Duris ( L'auberge espagnole). A ses côtés, incarnant un médecin ayant le don de voir venir la mort des gens, se tiendra John Malkovich ( Les Liaisons dangereuses), mais également la jolie Evangeline Lilly, que l'on a pu découvrir dans la série Lost.
La direction d'acteur
Gilles Bourdos n'a pas une méthode de travail type avec les acteurs. «Je m'adapte sans méthodologie figée à chaque acteur. Je reste à l'écoute. La seule chose qui m'importe est de mettre l'acteur en confiance. [...] Ma direction est donc beaucoup plus souterraine que frontale. Elle n'est pas explicite, pas psychologique. C'est un processus de collaboration.»
Le travail du chef opérateur
Mark Ping Bing Lee a déjà travaillé avec le réalisateur sur son précédent film Inquiétudes. Pour ce film, Gilles Bourdos ne lui a pas vraiment donné d'indications sur l'histoire du film, mais seulement sur les aspects humains, pour que Mark puisse ainsi les développer avec le travail sur la lumière. «Pour chaque scène, j'essaie de trouver le bon moyen d'utiliser la lumière pour servir l'histoire. Une fois sur le plateau, j'essaie de capter les choses importantes, sans vouloir organiser à l'avance parce que je n'ai ni la maîtrise du temps, ni celle des éléments extérieurs. De plus, le point de vue du réalisateur peut évoluer, alors je suis prêt à m'adapter.»
L'importance de la musique
Le cinéaste ne voulait pas d'une musique paranormale banale, il souhaitait quelque chose d'originale, comme le témoigne le compositeur Alexandre Desplat: «Il voulait se décaler de tout cela. Avec un code plus poétique, plus abstrait. Pour le cinéma de Gilles, il faut de longues plages musicales, des bouffées qui apparaissent et disparaissent, des fulgurances ou des accélérations et garder cette espèce de rivière souterraine qui avance.» Le compositeur a attendu d'avoir les images avant de créer la musique, car elles sont pour lui une grande source d'inspiration. «J'ai besoin de m'appuyer sur un concept visuel. C'est pourquoi il m'est difficile d'imaginer composer pour le concert».
Le tournage
Le tournage a duré deux mois, il a débuté le 4 juin à New-York et s'est terminé au mois d'août 2007 à Montréal. Cependant, quelques scènes ont également été filmées au Nouveau Mexique.
De Joaquim Phoenix à Romain Duris
De l'aveu même de Gilles Bourdos, le scénario a été écrit «pour un acteur américain». Lors d'une rencontre avec le public, le réalisateur/scénariste a confessé avoir Joaquin Phoenix en tête...
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