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Une chanson dans la tête

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Infos tournage

Une autre vision du Liban

Hany Tamba, le réalisateur libanais du film, a voulu donner une autre image de son pays que celle relayée par les journaux télévisés : « pour les européens, le Liban rime avec guerre, affrontements claniques et crises politique. On a tendance à penser qu'un cinéaste qui vient du Liban doit s'engager à montrer l'Histoire du pays de façon sérieuse et grave ». Un parti pris qui n'est pas celui du cinéaste, qui dit préférer « aborder des thèmes graves avec légèreté ». En effet, sa « fantaisie a pris le dessus » et le cinéaste préfère laisser s'exprimer son « penchant pour l'absurde plutôt que de faire un film objectif sur le Liban » dans Une chanson dans la tête.

 

Genèse

L'idée du film est née des personnages, et en premier lieu de celui du chanteur dépressif qui débarque à Beyrouth en ramenant ses problèmes avec lui. Il faut dire que le Liban, pays francophone, est particulièrement nostalgique des chanteurs français des années 60 et 70, et de leurs chansons (plus ou moins bonnes). Il n'était d'ailleurs pas rare à l'époque que certains d'entre eux, comme Christophe ou Hervé Vilard, se produisent à Beyrouth.

 

Des chansons originales

Les chansons que l'on entend dans le film sont des chansons originales, créées pour l'occasion. Pour le réalisateur, « elles avaient beau être kitch et simplistes, elles devaient être au service de l'histoire. Donc accompagner les situations ». Le plus difficile, c'est de recréer l'ambiance des années 70 à travers elles. Pour ce faire, le cinéaste fait appel à Khaled Mouzanar, avec qui il a déjà travaillé sur des publicités. Le compositeur ressort alors des vieux vinyls de son père pour trouver les orchestrations adéquates à des titres comme Quand tu t'en vas ou Le Blues d'Azouz Zouz.

 

Conditions de tournage difficiles

Il n'est pas facile de travailler dans un pays comme le Liban. Pendant la préparation du film, une voiture explose non loin de l'hôtel où séjourne l'équipe, qui compte beaucoup de Français. On pourrait comprendre que ceux-ci aient souhaité rentrer chez eux, mais tout le monde tient à rester malgré la vague d'attentats qui se poursuit. Certaines prises doivent aussi être interrompues à cause du bruit des bombardements qui frappent le camp de Nahr El Bared, assez proche du lieu de tournage. Heureusement, Hany Tamba a pu compter sur « une équipe franco-libanaise formidable, très soudée, très complice et, surtout, très investie ».

 

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