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Le code a changé

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Infos tournage

Garder un style

Après le succès du film Fauteuils d'orchestre, Danièle et Christopher Thompson qui travaillent en étroite collaboration on voulu faire quelque chose de différent, tout en restant dans le même état d'esprit, qui est de tenir le spectateur entre un éclat de rire et une émotion. Une méthode qui se rapproche plus d’une démarche italienne ou anglo-saxonne, car « en France, on fait soit des films comiques, soit des tragédies » déclare la cinéaste. Garder leur style est alors très important, car ce n’est pas quelque chose de choisit mais plutôt qui s'est découvert au fur et à mesure de travailler dans le cinéma. Comme le dit Martin Scorsese : «Faire un film c’est essayer d’écrire à la recherche du temps perdu dans une auto tamponneuse », une phrase que Danièle Thompson adore.

 

 

Un univers plus réaliste

Le ton de Fauteuils d'orchestre était proche du conte ou de la fable. Dans Le Code a changé, on est dans un registre plus contemporain et actuel. On passe de l’avenue

Montaigne à une maison au cœur de Belleville avec des personnages qui, même s’ils sont privilégiés, ont des métiers plus ordinaires. Il y a des médecins, des avocats, un cuisiniste, une prof de flamenco, un marin, une costumière...

Le sujet et la forme du film ramènent forcément à une certaine quotidienneté. Mais ce n’est jamais anodin d’organiser ou d’aller à un dîner. Il y a parfois des enjeux qui vont plus loin et font appel à des choses plus profondes que faire des courses ou préparer une jolie table. C’est ça que la réalisatrice a voulu explorer.

 

 

L’idée du Code a changé

Thompson veut montrer comment on masque son état, sa fébrilité et ses chagrins, quand on est en représentation. C’est vrai pour tous les personnages, notamment pour ML ( Karin Viard) qui semble aller si bien alors qu’elle avoue, un an plus tard qu’elle était si mal ce soir-là; ou Alain, le cancérologue ( Patrick Bruel), confronté en permanence à la maladie, à la mort, est le personnage le plus volubile du scénario. Il raconte des blagues à longueur de dîner alors qu’au fond de lui, il est rongé. « Le point de départ était d’imaginer ce qui se passe dans les coulisses d’une soirée entre amis. On arrive tous avec des bagages qu’on met de côté pour préserver les apparences, pour rendre le moment supportable... et on finit par y croire » déclare Christopher Thompson.

 

 

Le tournage

A propos du tournage Danièle Thompson et son fils se disent très satisfaits de son déroulement. La scène du dîner a été tournée en quatre semaines. Mis à part Pierre Arditi qui arrive plus tard, il fallait que les dix soient là tout le temps. Cela a été techniquement très compliqué à régler avec les impératifs de chacun. D’autant plus que cinq acteurs étaient tous les soirs au théâtre. «On a commencé le tournage par le dîner. On est resté un mois dans cette maison, autour de cette table. On a beaucoup travaillé mais on a aussi énormément ri. Au-delà de nos différences, il y avait une osmose, un esprit de troupe et de solidarité entre les uns et les autres», explique le scénariste du film.

 

 

Une histoire de famille

Christopher Thompson va réaliser son premier film au printemps, c’est un peu l’histoire qui se poursuit. Puisque le père de Danièle Thompson ( Gérard Oury) qui au départ était comédien, a réalisé son premier film, La Main chaude, pratiquement au même âge que son petit fils. A ce sujet, par rapport à son expérience de scénariste sa mère pense que : « C’est un vrai changement de réaliser un film. La mise en scène, c’est un autre métier. C’est une décision qui ne va pas de soi, quelque chose qu’on a ou pas à l’intérieur de soi. Dans le cas de Christopher, je pense que c’est vraiment le bon moment... »