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Troupe d'élite

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Infos tournage

Du documentaire au long métrage

José Padilha est connu pour son documentaire BUS 174, qui a reçu de nombreux prix dans des festivals du monde entier (La Havane, Munich, Rio…). Il relate le détournement d'un bus à Rio de Janeiro en 2000. Troupes d'élite est son premier long métrage de fiction. L'idée de ce film a d'ailleurs germé dans l'esprit de Padilha pendant la réalisation de son documentaire

 

Une histoire vraie

Le récit de Troupe d'élite est basé sur les 19 ans que le scénariste Rodrigo Pimentel a passés comme officier dans la police militaire puis comme capitaine au sein du BOPE. Sur le plateau, il corrigeait les moindres détails non authentiques !

 

Place à l'improvisation

Il est arrivé plusieurs fois que les acteurs ne s'accordent pas parfaitement durant une scène. Le réalisateur soufflait alors un nouveau dialogue à l'un des acteurs et son partenaire n'avait d'autre choix que d'improviser ! « Le réalisme du film en a grandement bénéficié » indique José Padilha.

 

Vol de futures mains armées

Pendant le tournage du film, un van contenant 90 armes à feu, des accessoires et des membres de l'équipe, a été volé aux environs de Chapéu Mangueira. Les équipes de la police locale ont été chargé de retrouver les armes, notamment à Pavão-Pavãozinho, à Copacabana. Mais l'opération n'a été que partiellement une réussite.

 

Prise d'otages réelle

Au début du tournage, l'équipe technique a été séquestrée dans la favelas où devait avoir lieu le tournage. L'enlèvement s'est bien terminé mais il a été difficile de trouver un autre lieu de tournage. Selon Padilha, « le film a dû faire face à la réalité dont il traitait. Il est devenu la victime de ses propres thèmes ».

 

Histoire de famille

Maria Ribeiro, qui joue la femme enceinte de Nascimento, est la cousine de José Padilha mais n'a bénéficié d'aucun passe-droit. «J'ai auditionné et ils m'ont choisie, point», a-t-elle affirmée dans le dossier de presse.

 

Best-seller avant l'heure

Ce film a déjà fait parler de lui, 3 mois avant sa sortie officielle. En effet, des copies illégales inondent les rues des villes principales du Brésil, vendues pour moins d'1 euro pièce. L'investigation criminelle a révélé que le DVD original a été volé à la Compagnie Drei Marc, qui réalisait les sous-titres. Si l'on en croit les dernières estimations, plus de 11 millions de personnes auraient visionné la version trafiquée du film. Néanmoins, Troupes d'élite a été numéro un au box-office brésilien en 2007.

 

Bonus?

La version finale est légèrement différente de la version piratée. En effet, une scène a été ajouté et la narration a quelque peu changé. Mais le réalisateur n'a jamais avoué que ces changements étaient liés au vol du DVD.

 

Un modèle à suivre

L'université dans laquelle la majeure partie des scènes furent tournées est PUC, située à Gávea, à Rio de Janeiro. Il s'agit d'une école élitiste, très traditionnelle et considérée comme la meilleure université privée du Brésil. André Batista, l'auteur du livre dont est adapté le film, y a fréquenté l'université de droit. Il a également été un membre du BOPE et a servi d'inspiration à l'un des personnages, André Matias, honnête homme partagé entre sa vie en tant que membre du BOPE et celle d'avocat.

 

Pas de censure au Brésil ?

Le commissariat doit donner un accord préalable à chaque tournage après avoir vérifier qu'il n'y a aucun risque pour les citoyens de tourner à l'endroit choisi. Les officiers ont refusé de signer. Au final, des fonctionnaires plus ouverts d'esprit l'ont emporté sur ceux qui faisaient preuve d'intolérance. La police a donc ensuite coopéré.

 

Ours d'Or et explications

Le film a remporté l'Ours d'Or du meilleur film au 58ème Festival de Berlin. Le cinéaste a assuré que son film avait été «mal interprété», en réponse aux vives reproches formulés par une partie des critiques. «J'ai voulu expliquer comment l'État corrompt les policiers ou les incite à la violence», a déclaré José Padilha lors d'une conférence de presse, après la cérémonie de clôture, ajoutant: «Le film a été mal interprété». «Je pense qu'une grande majorité de Brésiliens comprend le fond du film», a ajouté le documentariste âgé de 40 ans. «Ce qu'on y voit se passe vraiment au Brésil, c'est triste mais c'est un fait», a-t-il conclu.