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L'Occitanienne

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Infos tournage

Les caprices d'une fleur

Dans Les Mémoires d'outre-tombe, au premier chapitre du livre 31, Chateaubriand évoque en ces termes un rêve éphémère :

« Voilà qu'en poétisant, je rencontrai une jeune femme assise au bord du Gave : elle se leva et vint droit vers moi ; elle savait par la rumeur que j'étais à Cauterets. Il se trouva que l'inconnue était une Occitanienne, qui m'écrivait depuis deux ans sans que je l'eusse jamais vue : la mystérieuse anonyme se dévoila ; patuit Dea.

J'allais rendre ma visite respectueuse à la Naïade du torrent. Un soir qu'elle m'accompagnait lorsque je me retirais, elle me voulut suivre ; je fus obligé de la reporter chez elle dans mes bras. Jamais je n'ai été si honteux : inspirer une sorte d'attachement à mon âge me semblait une véritable dérision ; plus je pouvais être flatté de cette bizarrerie, plus j'en étais humilié, la prenant avec raison pour une moquerie. Je me serais volontiers caché de vergogne parmi les ours nos voisins… la brise, la montagne a bientôt emporté ce caprice d'une fleur ; la spirituelle, déterminée et charmante étrangère de seize ans m'a su gré de m'être rendu justice : elle est mariée. »

 

La vérité d'outre-tombe

Ce portrait d'un amour éphémère et non partagé est cependant bien loin de la vérité. L'admiratrice, Léontine de Villeneuve, a effectivement écrit à Chateaubriand en 1827, mais l'écrivain a prestement répondu à sa missive par ces mots : « Si nous nous rencontrons un jour, mademoiselle, je verrai sans doute quelque jeune et belle Occitanienne, pleine de grâce et de nobles sentiments comme sa lettre. » Et la rencontre a effectivement eu lieu quelque deux ans plus tard, en 1829. Mais contrairement à la chaste réaction que l'écrivain romantique se prête, c'est un amour enflammé, qui dura jusqu'à sa mort, qui suivit cette rencontre. L'Occidentanienne, le dernier amour de Chateaubriand décrit cette relation en s'appuyant sur la large correspondance des deux amants (près d'une centaines de lettres en vingt ans), publiée en 1925 dans le recueil Le Roman de l'Occitanienne.

 

Des acteurs en cures thermales

Le tournage du film, entre Tarn et Pyrénées, s'est arrêté un temps aux Cauterets, les thermes où Chateaubriand séjourna en juillet 1829, et où il rencontra pour la première fois Léontine de Villeneuve, avec il qui va vivre l'histoire d'amour racontée par le film. Bernard Le Coq et Valentine Teisseire se sont donc inspirés de ses lieux riches en histoire pour composer leurs personnages. Ils sont rejoints au casting par Roger Souza, qui interprète le maître d'hôtel de l'écrivain, qui observe d'un œil bienveillant l'histoire du couple.

 

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