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Stella

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Infos tournage

Un film autobiographique

 

Pour son troisième long-métrage, Sylvie Verheyde s'est attachée à décrire une page de son enfance. « Je voulais faire un film là-dessus depuis longtemps. Ce n'est que lorsque mon fils est entré au collège il y a quatre ans que j'ai commencé à l'écrire. Comme Stella, j'ai grandi dans un café populaire, un monde dur, violent, loin du monde de l'enfance. Comme elle, j'ai été catapulté dans un collège parisien célèbre et comme elle je suis arrivée toute seule avec un ballon de foot sous le bras. Comme elle, j'ai craché sur un garçon dans la cour de récréation et je suis rentrée à la maison avec un coquart sur l'œil le premier soir! » La cinéaste prête d'ailleurs sa voix pour narrer le film.

 

Le choix de Stella

 

Pour interpréter Stella, Sylvie Verheyde a vu beaucoup de jeunes actrices mais elle remarque d'emblée Léora Barbara, dès la première semaine. « Quand elle est arrivée à l'audition, elle était déterminée, fragile et mystérieuse. Elle n'avait jamais fait de film. J'ai eu confiance en elle. Très rapidement, j'ai su que Léora serait Stella. Elle avait quelque chose, la façon dont elle ne cherchait pas à plaire aux autres. Je l'ai reconnue imméditament. Sur le plateau, on ne parlait pas beaucoup. Je lui ai donné peu d'instructions. On se comprenait. Elle a mis beaucoup d'elle même là-dedans, ce qui était nécessaire. Elle a beaucoup aidé et plus je la filmais et plus l'histoire devenait la sienne ».

 

De l'importance de la musique

 

La B.O. du film est faite de tubes des années 70 (l'action se déroule en 1977). On entend ainsi Sheila (« Love me baby », « Ne fais pas tanguer le bateau » et « tu es le soleil ») et Eddy Mitchell (« Couleur menthe à l'eau », « je vous dérange? » et « il ne rentre pas ce soir »). Pour Sylvie Verheyde, la musique a une vraie importance dramatique: elle « n'est pas seulement là pour indiquer l'époque. Elle définit aussi la catégorie sociale. Chez Gladys, il y a des bibliothèques dans le salon. Chez Stella, il y a un jukebox dans le salon. J'ai utilisé la musique littéralement: les sentiments de Stella sont reflétés par les paroles des chansons. La musique suit son évolution. »

 

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