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Erreur de la banque en votre faveur

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Infos tournage

L'équipe artistique

 

Mes meilleurs copains - Jean-Pierre Bacri, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Lanvin, Christian Clavier Le film marque les retrouvailles entre Jean-Pierre Darroussin et Gérard Lanvin. En effet, les deux comédiens ont commencé à percer ensemble, au début des années 80, dans le film de George Lautner Est-ce bien raisonnable ?, avec Miou-Miou, pour se retrouver par la suite dans pas moins de quatre films : Mes meilleurs copains (1989), Mon homme (1996), Le goût des autres (2000), et Les Clefs de bagnole (2003).

Ainsi l'acteur parla de son partenaire en ces termes : « Avec Jean-Pierre, on se connaît depuis très longtemps. C'est un acteur magnifique. Quand on respecte les hommes pour ce qu'ils sont humainement et puis pour la qualité artistique, comment ne pas trouver son plaisir dans le travail qu'on mène ensemble. Parce qu'attention, il y a de grands acteurs mais qui sont des cons finis ».

Martin Lamotte avait déjà joué avec Lanvin dans L'Aile ou la cuisse (1976), Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine (1977) et Les Héros n'ont pas froid aux oreilles (1979). Tandis qu'il ne fit qu'un seul film avec Darroussin : Tranches de vie (1985). Barbara Schulz avait déjà joué aux côtés de Lanvin dans San-Antonio (2004).

 

 

L'équipe technique

 

Le Cactus - Gérard Bitton, Michel Munz Erreur de la banque est le troisième film que Gérard Bitton et Michel Munz écrivent et réalisent ensemble. Ils avaient déjà confié le premier rôle de Ah! Si j'étais riche (2002) à Jean-Pierre Darroussin, tandis qu'ils lui avaient confié un petit rôle dans Le cactus (2005).

Eric Guichard, le chef opérateur, avait déjà travaillé avec eux sur Le cactus ; et Charles Gassot avait produit tous leurs précédents films.

Les deux cinéastes ont une manière bien particulière de tourner un film en duo : ils se succèdent à la réalisation un jour sur deux : «Nous prenons la mise en scène un jour sur deux et celui qui dirige se repose sur l’autre qui l’assiste au premier rang, s’appuie sur son regard, son écoute. Celui qui est derrière le combo est forcément plus serein, il peut avoir plus de recul, une vision plus pertinente de certains détails car il est, ce jour là, moins stressé. C’est un soutien de premier ordre pour le metteur en scène du jour

A ce propos, Jean-Pierre Darroussin tient des propos pour le moins chaleureux sur la manière de travailler des deux réalisateurs : «C’est vrai que Gérard et Michel donnent envie aux acteurs de se dépasser. Il y a quelques réalisateurs avec lesquels je sais, en acceptant de les suivre, que l’aventure sera aussi importante, voire plus importante que le résultat. C’est le cas avec Munz et Bitton, je sais que le tournage comptera autant que le film. »

 

 

Un film d'actualité ?

 

Ah ! si j'étais riche - Jean-Pierre Darroussin J.P. Darroussin affirme que les réalisateurs projetaient de faire ce film bien avant l'arrivée de la crise économique, néanmoins Gérard Lanvin salue la « réactivité insolente » du cinéma français qui se frotte à cette actualité brûlante. Il affirme même que certains se reconnaîtront : « Nous sommes dans le registre du populaire. Dans ce film, tout le monde sait de quoi on parle. Même le tout petit épargnant, on le représente ».

A ce sujet, les réalisateurs tinrent les propos qui suivent : «La notion du délit d’initié est assez floue et nous entretenons certainement volontairement une sorte de mystère autour de lui. Nous ne connaissons jamais les détails des affaires exposées. Il est très difficile de caractériser ce genre d’affaires, ce qui arrange finalement beaucoup de monde. Nous avons le sentiment que les banquiers ont failli à leur mission, qu’ils ont arrêté de faire leur métier et qu’ils jouent aujourd’hui avec l’argent des autres pour leur seul profit sans se soucier des conséquences économiques. En préparant le film nous avons souvent eu l’impression d’avoir affaire à des tricheurs et des paresseux, des mauvais joueurs sans envergure.»

 

 

La musique

 

Le Cactus - Gérard Bitton, Michel Munz Comme pour ses deux précédents films, Michel Munz a composé la musique d’Erreur de la banque en votre faveur. « J’ai eu la chance de trouver les thèmes du film pendant la préparation du film. Chaque thème correspond à un personnage. Il y a le thème de Julien, sorte de tango électro à la fois chic et populaire. Pour Étienne, une valse désenchantée. J’essaie que la musique ne soit pas pléonastique. Dans la scène où les voisins de Julien lui ont préparé une petite fête, j’ai écrit sur ces images une élégie. Sur nos deux précédents films, la musique était purement orchestrale. Pour celui-ci, j’ai travaillé avec Christophe La Pinta, qui a apporté ses samples et boucles électroniques, notamment pour l’arnaque finale. D’une manière plus générale, nous avons toujours prêté une attention particulière au son de nos films, le tempo d’une scène étant à nos yeux (et à nos oreilles) aussi important que ce qui se passe à l’image. »

 

 

Quand Gérard balance...

 

Le Boulet - Gérard Lanvin, Benoît Poelvoorde Fraude, délit d'initié, crise économique, autant de sujets qui chauffent les oreilles à Gérard Lanvin : «Ce qui se passe à l’heure actuelle est tout simplement terrifiant et le plus inadmissible est que nous en pâtissons tous. S’il faut avoir certaines compétences pour se lancer dans un délit d’initié, nous en rêvons évidemment tous. Ce serait magnifique de pouvoir ainsi gagner de l’argent aussi facilement, oublier ses difficultés, en profiter. Il n’en reste pas moins que c’est une honteuse escroquerie. S’il existait un César du mépris, ceux qui se vouent à de tels délits pourraient le remporter. C’est d’autant plus grave que tout le système se fonde dessus et qu’il n’y a, du coup, plus aucune confiance...»

 

 

Quand Gérard s'énerve...

 

Camping - Gérard Lanvin Quand on lui demanda s'il n'était pas malvenu vis à vis du public de faire une comédie sur une véritable crise, le sang du comédien ne fit qu'un tour : « Si les gens n'ont pas envie de le voir, c'est leur problème. Ce film nous concerne tous. C'est une écriture brillante à la Bacri- Jaoui à l'époque du « Goût des autres». Si les gens pensent que c'est insolent d'avoir de l'humour et un point de vue, alors il faut qu'ils restent chez eux. Ils n'ont qu'à continuer à regarder la «Star'Ac», ça ira bien comme ça. Et qu'ils pensent aussi à se faire greffer un cerveau ».

 

 

Quand Gérard refait le monde...

 

Camping - Gérard Lanvin, Franck Dubosc Au milieu de tant de cynisme et d'irresponsabilité, le temps d'un instant, Lanvin faiblit et se laisse aller à ses pensées les plus sombres : «Cette réalité est insupportable sans le respect des valeurs humaines fondamentales. Il n’y a plus d’espoir. La raison a disparu, la raison est pour moi l’intelligence qui choisit la sagesse. L’homme n’a plus de conscience.»