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Les Larmes de Madame Wang

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Infos tournage

Du protégé aux larmes

Après s'être attiré la foudre des autorités chinoises avec son précédant film, Le Protégé de Madame Qing, tourné de manière clandestine et traitant de l'homosexualité, Liu Bingjian continue avec Les Larmes de Madame Wang, une radiographie de la société chinoise contemporaine dans un style quasi-documentaire. Il s'attache notamment dans la première partie du film à décrire le quotidien d'une femme, jeune, belle et pauvre, artiste au chômage et survivant difficilement en vendant des DVD pirates.

 

Style « Still Life »

Ce style documentaire inscrit Liu Bingjian dans le nouveau courant cinématographique de la Chine continentale, « la sixième génération », qui réunit Wang Quanan, Wang Chao et le chef de file Jia Zhang-ke, réalisateur de Still Life. Les Larmes de Madame Wang abandonne pourtant la description du quotidien à Pékin pour nous entraîner dans la province Guizhou, ou la belle va jouer la comédie en devenant « pleureuse professionnelle ».

 

Portrait d'une femme forte dans un pays corrompu

Le mélange des genres (documentaire et comédie) ne s'arrête pas là, car le film donne aussi l'impression de pouvoir à tout moment basculer dans le drame, étant en cela fidèle au caractère changeant de son héroïne, dont le film dresse un portrait tendre. A travers ces ruptures de ton et ces changements de lieux, c'est aussi la réalité de la Chine dont parle Liu Bingjian. Au-délà de l'humour noir, c'est un portrait d'un pays pauvre et corrompu que l'on trouve dans le film, qui souligne le contraste entre ses résultats économiques et sa réalité sociale.

 

DVD pirates

A causes de ces thèmes, qui s'attachent à montrer les laissés-pour-compte d'un pays vu comme pauvre et corrompu, le film n'a pas été distribué en Chine. Le réalisateur a l'habitude d'avoir des problèmes avec la censure, et a choisi de tourner ses films clandestinement, ce qui implique qu'ils ne peuvent être vus en Chine continentale que via des DVD pirates vendus à la sauvette. Ce qui rappelle le thème abordé par Liu Bingjian dans son film

 

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