Black Sheep |
Réminiscence
Petit premier film d'horreur comique provenant de Nouvelle-Zélande, Black Sheep fait indubitablement penser à un autre film, Bad Taste de Peter Jackson. Le réalisateur Jonathan King ne cache pas l'influence mais en mentionne également une autre, le Evil Dead de Sam Raimi: « Quand j’ai découvert que ce film avait été tourné en 16 mm par une bande de jeunes, au terme de deux ans de galère, ça m’a d’autant plus motivé, tout comme l’a été Bad Taste de Peter Jackson, avec son histoire étonnante - et, qui plus est, réalisé dans ma ville natale ! Même si Black Sheep n’a pas été réalisé dans les mêmes conditions que ces films, il leur doit beaucoup en tant que genre. »
Des hommes... et des moutons
Lors du tournage du film, le réalisateur a dû jongler avec les acteurs, bien sûr mais aussi avec nos amis les quadrupèdes: « Nos dresseurs animaliers ont été fantastiques, ils avaient déjà travaillé sur Babe et dès que je leur ai raconté notre projet, ils m’ont rassuré immédiatement en me disant qu’ils avaient exactement les moutons qu’il nous fallait. En effet, les moutons étaient vraiment entraînés, venant dès que l’on les appelle, s’arrêtant sur commande et suivant les directions qu’on leur donnait, tout cela en échange de quelques petites mignardises. » Toutefois, travailler avec ses homologues humains a tout de même été plus facile, comme il le confesse : « Travailler avec les acteurs fut un grand plaisir : ils ont eu une réelle complicité avec les moutons ! Ils ont été surtout très patients. Parfois, nous étions prêts pour la prise, mais les moutons étaient encore partis aux antipodes… ».
Travailler avec la Weta Workshop
Pour les effets-spéciaux de Black Sheep, c'est la société Weta Workshop - la société crée par Peter Jackson pour son film Fantômes contre fantômes et responsable du travail prestigieux accompli sur la trilogie Le Seigneur des anneaux, King Kong... - qui a eu en charge tous les trucages et autres maquillages du film. Concernant le choix de favoriser les effets « à l'ancienne » plutôt que le numérique, Jonathan King s'explique : « Je tenais infiniment, en tout cas, à ce que ce film soit fait avec des effets spéciaux classiques plutôt qu’avec des images de synthèse. Pour moi, les effets procurent des sensations que l’on ne retrouve pas en utilisant l’image de synthèse et, surtout, les effets spéciaux classiques (qu’il s’agisse des costumes, de l’animatronique, des marionnettes, des séquences ‘gore’ ou de bons vieux gags), correspondent plus naturellement à ce que je voulais. »
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