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La Maison jaune

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Infos tournage

Émotion à Locarno

La maison jaune a été présenté dans plusieurs festivals, dont le festival International du Film du Caire et celui du Film Francophone de Namur, mais c'est surtout sa présence à Locarno, en compétition officielle, qui a permi au film de faire parler de lui. Amor Hakkar s'est montré très ému et heureux de cette sélection : « Mon film est un tout petit film porté à bout de bras, indique le réalisateur. C’est pourquoi Locarno, c’est fabuleux. Ce festival permet aux petits films de vivre ! »

 

Retour au bled

Tourné dans les Aurès en Algérie, avec des acteurs non professionnels et en langue berbère, le tournage n'a pas cependant pas été trop difficile. Mais les problèmes administratifs ont été bien présent, comme l'explique le cinéaste : « Bien sûr, obtenir les autorisations, c’est long. Localement, personne ne prend de décisions. Même si on a une autorisation nationale du ministère de la santé, le directeur de l’hôpital refuse de l’appliquer en l’absence d’un fax reçu cinq minutes avant notre arrivée. » Il était cependant indispensable pour le cinéaste de filmer son histoire dans les montagne des Aurès, la région qui l'a vu naître mais qu'il a quitté à six mois.

 

Deuil, espoir et vidéo

C'est alors qu'il est parti enterrer son père dans sa région natale des Aurès en 2001 que le réalisateur Amor Hakkar a décidé de filmer cette histoire centré sur la difficulté de faire son deuil d'une personne aimée. Son père vient en effet de cette région, que le réalisateur n'a donc découvert qu'à sa mort. Fasciné, le cinéaste, qui n'avait pas tourné depuis dix ans pour se consacrer à l'écriture, a filmé un documentaire, Timgad, , la vie au coeur des Aurès, avant d'écrire le scénario de La Maison jaune.