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Martyrs

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Infos tournage

Martyr à tout point de vue

La genèse de Martyrs fut houleuse, après un retour d'un cinéma français dit «de genre», lancé par Le Pacte des Loups (2001). Le producteur Richard Grandpierre propose à Pascal Laugier, après Saint-Ange (2004), d'écrire un petit film s'inscrivant dans le projet «French Frayeurs», initié par Studio Canal. Le concept était de rassembler sous un même label plusieurs films de genre, français. Le projet, dans ce contexte, n'aboutit pas, Laugier se retrouvant avec le script de Martyrs sur les bras. Le réalisateur démarcha plusieurs financiers, se confrontant à un refus. Les mêmes qualités revenaient: scénario bien ficelé, habile et financièrement cohérent. Seul hic: l'ultra-violence. Après le summum d' Irréversible, plus aucun investisseur n'osa mettre un sous dans ce type de film. Le cas Martyrs ressemble ceux se situant dans le «cinéma du milieu» : pas assez cher, pas assez riche. Un crochet par les Etats-Unis n'arrange rien, jugeant le récit trop nihiliste. Fin 2006, le projet est finalement sauvé par Wild Bunch, qui permit de lancer le tournage début 2007.

 

...Sauf pour le tournage...

Le tournage se déroula d'avril à mai 2007, au Québec, durant 7 semaines. La particularité de Martyrs vient de ses maquillages saisissants et ses effets spéciaux réalisés en direct sur le plateau. Tout ceci est l'œuvre du roi des maquilleurs français Benoît Lestang, à qui l'on doit ceux du Pacte des Loups, 36 Quai des Orfèvres ou dernièrement Ne le dis à personne et le Scaphandre et le Papillon... On a le choix!

 

...et la musique. Tout s'arrange finalement...

Dans un désir de s'éloigner des compositeurs «classiques», Pascal Laugier a confié le soin de la BO de Martyrs à Keren Ann, la jeune chanteuse française aux origines hollandaises. Cette idée lui est venue pendant l'écriture du film, où il s'écoutait en boucle l'album La Ballade de Lady and Bird. Son apport est avant tout expérimental, tendant à donner un contre-point grave et mélancolique aux horreurs mises en images.

 

Martyr's Studio ou la figure du crâne rasée

Il y a des choses qui reviennent d'un film à l'autre. Avec Frontière(s) de Xavier Gens, un autre film franc du collier, on a vu l'une des actrices principales se faire couper les cheveux à ras. Pour ce film, alors qu'elle n'avait pas tourné depuis Marock, sorti en 2006, Morjana El Alaoui, qui incarne Anna, a accepté de se faire la boule à zéro. Ainsi, en 2 films, la jeune actrice rejoint le cercle très fermé des actrices qui montrent qu'elles en ont en se coupant les cheveux ( Demi Moore, Sigourney Weaver...). Reste à découvrir les raisons d'un tel acharnement capillaire. Le concours de propositions est lancé!

 

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