La Femme invisible (d'après une histoire vraie) |
Premiers pas
Ce film marque les débuts d'Agathe Teyssier dans l'aventure du long métrage. Déjà à l'origine d'un court sorti en 2003, A ta place, où la jeune femme officiait à tous les postes, elle revient cette année derrière la caméra pour mettre en scène Julie Depardieu.
Tiré d'une histoire vraie
La réalisatrice confesse s'être librement inspirée de sa propre vie ou du moins de quelques éléments importants de sa carrière passée. «Un jour, alors que je jouais dans une pièce de boulevard pas très glorieuse, ma grand-mère est venue me voir. Je revois encore son visage consterné, et je ressens encore le vide qui m’a envahi quand j’ai vu son visage au milieu du public.»
Le visible invisible
Teyssier a pris beaucoup de risques notamment dans la mise en scène du sujet phare de son film : l'invisibilité de Julie Depardieu. En effet, le personnage que l'actrice incarne nous est totalement visible à nous spectateurs, mais ne l'est pas pour les autres protagonistes du film. La réalisatrice a tenu à rester simple afin de ne pas tomber dans le film de science fiction, ne pas «faire intervenir l’extraordinaire dans un dispositif de mise en scène très simple, sans artifices.»
Inspirations
La jeune cinéaste avoue que son idéal de cinéma serait Jerry Lewis chez Ingmar Bergman. Elle n'aime pas ce qui relève du naturalisme pur et dur et préfère largement le cinéma décalé et fantaisiste.
Le Parrain au féminin
Pour le personnage de l'arrière grand mère de Julie, Teyssier à demandé à son directeur de casting Richard Rousseau: «Je voudrais l'équivalent de Marlon Brando dans Le Parrain». Rousseau lui a alors suggérer Micheline Dax.