Où avais-je la tête ? |
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Un premier film à l'univers bien écrit
Nathalie Donnini signe avec Ou avais-je la tête son premier long métrage, mais la réalisatrice a déjà développé son univers à travers ses courts métrages et ses scénarii, notamment pour Sylvain Monod. La tonalité légère et humoristique, traitant avec malice de problèmes quotidiens – et souvent féminins – imprégnaient en effet déjà On a très peu d'ami et Électroménager.
Une collaboration plutôt courte
Nathalie Donnini et Judith Remy se sont rencontrées en 2001 sur le tournage d'Électroménager, écrit par la réalisatrice et joué par l'actrice, et ne se quittent plus depuis. L'actrice est en effet l'alter-ego de la cinéaste dans ses courts-métrages : J'attends Daniel pour peindre et Le Cadeau commun, alors qu'elle tient le premier rôle féminin de son long. Judith Remy y incarne une jeune femme pleine de vie, qui essaie de séduire par sa jeunesse et sa pétillance un Hippolyte Girardot plutôt rétissant à succomber à son charme. Son personnage a en effet renoncé aux femmes, puisqu'il ne peut contrôler et maîtriser les situations dans lesquelles elles le mettent. On peut aussi prévoir que les quiproquos et les incompréhension qu'une telle attitude vont créer dans le film n'entrent pas dans les plans de ce rationnel personnage.
Hippolyte Giradot, acteur à deux têtes (au moins)
L'acteur est en effet omniprésent dans le paysage cinématographique français – il est à l'affiche de 12 films entre 2006 et 2007. De passage à Berlin dans le cadre du 7ème Berlin, festival de cinéma français se tenant dans la ville allemande, c'est deux films qu'il est venu présenter cette année. En plus de Lady Chatterley, c'est Ou avais-je la tête que défendait Hippolyte Giradot en avant-première. Il parle ici de son rôle : « Mon enjeu personnel dans le film était de réussir à faire croire à un personnage tel que Paul-Vincent. Ce que j’aime dans ce personnage, c’est en fait l’aspect du refus, le renoncement. Malgré son renoncement, il se fait évidemment avoir comme tous les personnages qui renoncent. L’histoire me plaisait beaucoup, il y a un esprit très particulier dans le film qui appartient à Nathalie Donnini et que j’ai toujours trouvé très original. Je la connais depuis très longtemps. Tout cela faisait aussi que j’avais envie d’y aller. Et puis, aider une jeune réalisatrice compte aussi beaucoup pour moi ».
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