Les Dents de la nuit |
Une team à la pub comme à l'écran
Vincent Lobelle et Stephen Cafiero, dont c'est le premier long métrage, sont bien connus puisqu'ils forment l'une des teams les plus primées en matière de publicité. Stephen (Directeur Artistique) et Vincent (Rédacteur-Concepteur), anciennement chez TBWA, ont crée leur propre agence : Les Elvis et ont déjà travaillé pour Nissan, Aides, BMW, Playstation, SFR...
Drôle de tournage
Le tournage d'un film aussi burlesque réserve forcément quelques surprises et beaucoup de fou rires, les comédiens gardent un très bon souvenir de certaines scènes. Ainsi Julien Boisselier et Vincent Desagnat rient encore de leur combat d'épée : « J'ai mis un coup sur la rotule de Vincent, mais il l'avait bien cherché » (Julien Boisselier), « Nous nous sommes entraîné de façon intensive. Il m'a tué le genou ! Il se bat bien. Il est si beau quand il se bat ! » (Vincent Desagnat). Stéphane Freiss a, quant à lui, beaucoup aimé se glisser dans la peau d'un loup garou : « Je me suis retrouvé à marqué mon territoire - au sens animal du terme – autour d' Hélène de Fougerolles ! Il n'y a aucun manuel pour vous dire comment fait un loup garou dans ce cas la ! ».
Changement de ton pour Boisselier
Le comédien fut ravi de se voir proposé un rôle qui bouleverse quelque peu ses habitudes cinématographiques : « J'avais envie de tourner un film de ce genre depuis longtemps et j'ai été heureusement surpris que l'on pense à moi pour un tel sujet alors que je suis plutôt cantonné dans les jeunes premiers romantiques. J'ai de plus en plus de mal avec le « cinéma social » qui nous ramène à nos problèmes quotidiens ...»
Made in France
Les films d'épouvante sont déjà assez rares dans le paysage cinématographique français, mais ceux d'humour et d'horreur le sont encore plus. Les comédiens ont été séduit par ce vent de nouveauté, ils expliquent : « J'ai beaucoup ri en lisant le scénario. J'ai pensé à La Cité de la peur et à d'autre comédie comme Shaun of the Dead qui jouent sur les codes des films d'horreurs. » ( Sam Karmann) « Les films de vampires sont pour moi une grande passion ! De tels sujet sont rares en France, surtout traité avec ce luxe, alors forcément j'ai sauté sur l'occasion » ( Frédérique Bel) « J'ai tout de suite aimé l'idée d'un film d'épouvante drôle. C'est un humour totalement proche du mien, absurdité et premier degré poussé au paroxysme » (Vincent Desagnat)
Maquillage
Dans un film de ce genre, les effets visuels sont primordiaux, Le responsable du maquillage et des effets spéciaux, Pierre Olivier Persin, décrit la transformation physique de certains acteurs : « Il y a différents types de vampires dans le film. Certains maquillage sont réalisés sur mesure et recouvrent les comédiens principaux du buste au sommet de la tête – Stephane Freiss et Tchéky Karyo en particulier. Il s'agit de prothèses qui demandent une très grosse préparation et une séance de pose qui peu durer cinq heures »
Un film choral
En plus d'être un film de genre, Les Dents de la nuit est un film choral. Pas évident à gérer pour les deux réalisateurs, dont c'est le premier long métrage. pourtant, le tournage se déroule sans encombre. « Alors que c'était pour nous un baptême du feu, nous nous sommes retrouvés avec un film choral où chaque comédien avait sa propre façon de travailler et sa sensibilité. Nous n'étions pas trop de deux, mais tout s'est remarquablement bien passé. Il y avait un bonheur humain à les côtoyer et un privilège à travailler avec de telles personnalités. Tous ont joué le jeu », confie Stephen Cafiero. Les comédiens ont donc pu avoir la chance d'interpréter toute une galerie de personnages hauts en couleur, avec entre autres un fêtard invétéré, une prof de sport au grand cœur, un gentil type très collant, un dentiste au sourire «ultra brite», une blonde écervelée et un playboy de service.
Contre-emploi
Comme l'explique Julien Boisselier, le film est l'occasion de voir certains des acteurs, lui compris, dans des rôles différents de ceux qu'on leur propose habituellement : « l'une des forces du projet est d'associer des comédiens venus d'horizons très différents dans un style éloigné de celui qu'ils ont habituellement; C'est d'autant plus fort qu'en France on est assez cloisonné. Il y a des films de genre et des familles d'acteurs qui ne peuvent pas entrer dans certains types de films. Un écueil que les deux réalisateurs ont su éviter : « ils ont su voir en chacun de leurs comédiens ce qu'il pouvait y avoir d'original qui n'avait jamais été exploité. C'est aussi ce mélange qui fait l'originalité du film. »
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