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Khamsa

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Infos tournage

Aux origines du film

Dans une interview retranscrite dans le dossier de presse, le réalisateur nous expose sa vision de l'origine d'un film : « L'origine du désir d'un film est toujours mystérieuse, cependant la seule constante qui motive mon élan vers un sujet, c'est la nécessité vitale de faire du cinéma

 

Un réalisateur engagé

Karim Dridi se targue d'être un réalisateur engagé contre le ghetto du cinéma 'social' et il le fait savoir : «Je ne supporte plus que l’on enferme un cinéma que j’aime dans un ghetto nommé 'cinéma social'. Quand j’ai réalisé Bye-Bye, certains journalistes avaient déjà tenté d’enfermer mon film dans ce qu’ils appelaient à l’époque le 'cinéma beur' ou, pire encore, dans le 'film de banlieue'. Fort heureusement, la mode semble passée et presque plus personne aujourd’hui n’utilise ces termes réducteurs.»

 

Sur le camp Mirabeau

Le tournage du Khamsa a eu lieu lors du second semestre 2007 dans le camp Mirabeau, à Marseille, qui accueille, depuis plus de 40 ans et dans des conditions extrêmement précaires, une population défavorisée, principalement gitane ou arabe. Karim Dridi, qui y a vécu plusieurs mois pour les besoins du film, parle ainsi de ce qu'on peut qualifier de bidonville : « il faut venir ici pour le croire. Je n’arrive pas à m’habituer à cette misère et je deviens furieux quand je pense que nous ne sommes ni au Brésil, ni au Niger, ni au Cambodge mais à Marseille, la deuxième ville de France. »

 

Des acteurs pas si mineurs

Comme l'explique le réalisateur, le film s'inspire de la vie d'un jeune gitan marseillais qui n'a pu participer au film pour des raisons judiciaires. Il a donc fallu trouver un remplaçant en toute hâte. Après audition de trois enfants, le choix du réalisateur s'est finalement porté sur Marco Cortes, gitan de 11 ans. Mais impressionné par les deux autres candidats, Ismaël Gorgan rom d'Arles âgé de 13 ans et Esaï Canlay, voyageur évangéliste de 14 ans, Karim Dridi a décidé de les intégrer au film en leur donnant un rôle.

 

Une main symbolique

« Le symbole de la 'khamsa' (main de fatma), qui veut dire 5 en arabe, contrairement à ce que la majorité des gens croient, n'est pas un signe religieux. Pour moi, ce symbole est la marque de l'humanité, de l'être humain, la main ouverte, offerte à l'autre.» Notons que le personnage principal, Marco (Khamsa) , qui incarne la rencontre de deux mondes, à savoir le monde gitan (par son père) et maghrébin (par sa mère), donne son nom au film.

 

L'art du montage

Monteuse des films de Karim Dridi depuis Pigalle (1995), Lise Beaulieu s'est une nouvelle fois chargée du montage. Le réalisateur attache en effet une grande importance à cette étape du processus créatif : « pour moi, le montage se rapproche de la sculpture et de l’art culinaire. C’est en enlevant de la matière que l’on ajoute du sens et c’est en dosant les différents ingrédients (aliments) que l’on trouve la juste alchimie. »

 

Un film, un blog

Tout au long du tournage, puis du travail de post-production, Karim Dridi a tenu à jour un blog aux allures de making of. Agrémenté de nombreuses photos et vidéos, ce carnet de bord offre un point de vue original et détaillé sur le film, ses acteurs, sa genèse.

>> voir le blog de Karim Dridi sur Rue89

 

Avant avant-première

En attendant la sortie nationale de Khamsa le 15 Octobre, le réalisateur a présenté mercredi 25 juin le film aux habitants du camp ruisseau Mirabeau. «La salle mythique de l’Alhambra était bourrée à craquer. 350 gitans, femmes avec leurs bébés, les pépés et les mémés et les bandes de cousins, tous venus se voir ou voir le minot de la famille qui joue dans Khamsa. Tout ce beau monde était fier et heureux de voir le film. Maintenant que cette projection a eu lieu, je n’attends qu’une chose c’est de montrer mon film à la terre entière.» Le message est passé!

 

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