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Le Blues de l'Orient

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Infos tournage

Blues d'un pays et d'une culture

C'est en lisant un article de presse sur des musiciens juifs irakiens septuagénaires qui jouent de la musique arabe que Florence Strauss, réalisatrice juive-arabe, eut le déclic pour faire Le Blues de l'Orient. La cinéaste ressentait la douleur de l'éloignement avec son pays ainsi que la dureté de l'exil des musiciens à la lecture de l'article.

 

Retour aux sources

Florence Strauss a pu rejoindre dans un premier temps les musiciens dont elle avait lu l'article ; puis le repérage a commencé. Ne voulant pas se limiter à un pays, Strauss se posa la question de la racine de la musique arabe qu'elle alla trouver en Égypte, sa terre natale. La suite est devenue également une quête personnelle et plus intime que prévu.

 

Un blues écrit

Pour les besoins du film, Florence Strauss a appelé le scénariste Mano Siri. Seules les rencontres avec les musiciens ont été scénarisées suite aux repérages, ce qui donna un script d'une soixantaine de pages. De là, certains plans ont pu être imaginés par la réalisatrice.

 

Une longue préparation

La préproduction du film a duré trois ans au cours desquels la cinéaste Florence Strauss a écrit et est partie en repérages deux fois au Moyen-Orient. Avant de rejoindre la Syrie, la cinéaste est tombée sur un collaborateur de choix, le musicien Abed Azrié qui l'a aidée dans sa quête musicale qui l'a menée jusqu'en Mésopotamie.

 

Une caméra pour le blues

L'utilisation d'une caméra DV semi-professionnelle a été une évidence pour la réalisatrice pour garder un aspect cinéma à l'image tout en pouvant tourner sur une longue durée sans couper. Le choix d'une caméra unique vient de l'approche artistique du metteur en scène qui y voit la vision d'un spectateur unique d'un concert.