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L'Amour aux temps du choléra

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Infos tournage

Un romancier difficile à convaincre

Si Gabriel García Márquez a déjà été adapté au cinéma, notamment Chronique d'une mort annoncée par Francesco Rosi en 1987 et Pas de Lettre pour le colonel par Arturo Ripstein en 1999, acquérir les droits de son roman L'Amour au temps du Choléra n'a pas été chose aisée pour le producteur Scott Steindorff. Il a en effet dû attendre trois ans avant que l'écrivain ne se décide à lui laisser les droits de son ouvrage, se laissant convaincre par l'acharnement du producteur, qui s'identifiait à Florentino et déclarait qu'il n'abandonnerait jamais avant d'avoir ce qu'il voulait.

 

Un roman à travers le temps

L'Amour au temps du choléra est en effet un ouvrage spécial aux yeux de son auteur, puisqu'il y raconte l'histoire d'amour contrariée de ses parents. La fresque commence à la fin du XIXe siècle pour se terminer plus de cinquante ans plus tard. L'ouvrage, écrit en 1985 en espagnol, par l'auteur qui venait de recevoir le prix nobel en 1982, est considéré par beaucoup de ses lecteurs comme un des plus importants du XXe siècle, et concourt aux côtés de Belle du Seigneur d' Albert Cohen pour le prix du plus beau roman d'amour de notre époque.

 

D'un best-seller à l'autre

Pour adapter ce classique presque instantané, des familiers de l'adaptation littéraire ont été mandés. Le scénariste Ronald Harwood, qui s'est par exemple récemment illustré sur le dense Oliver Twist de Polanski d'après Dickens et le délicat Scaphandre et le papillon de Schnabel d'après Jean-Dominique Bauby en signe une adaptation qui se veut très fidèle. Le très éclectique Mike Newell, qui s'occupe de la mise en scène, vient quant à lui de terminer l'adaptation d'un autre best-seller, puisqu'il a été le premier réalisateur britannique à porter à l'écran un tome de la saga Harry Potter. Certes, de l'univers de J. K. Rowling à celui de Gabriel García Márquez, il y a plus qu'un océan, mais le goût du réalisateur pour le détail associé à sa capacité de synthèse et son talent pour s'adapter à n'importe quel genre a su convaincre les producteurs qu'il était le candidat idéal pour porter ce roman fleuve à l'écran.

 

Les tourtereaux transformés en hiboux

Sur le tournage, Florentino et Fermina n'étaient pas que les noms des deux personnages principaux, mais aussi ceux des deux hiboux adoptés par l'actrice Giovanna Mezzogiorno lors des prises de vues à Carthagène. Les deux hiboux sont rapidement devenus les mascottes du plateau. Le tournage du film, après son début en Bolivie, s'est poursuivi en Colombie et en Angleterre à Londres.

 

Shakira chante pour Marquez le coup

C'est Gabriel García Márquez lui-même qui a demandé à son amie d'origine colombienne Shakira d'interpréter quelques morceaux de la musique du film. Inutile par contre de s'attendre à du R'n'B remuant, c'est uniquement sa voix atmosphérique que prête la chanteuse pour interpréter des chants traditionnels d'Amérique Latine du début du siècle, qu'elle a elle-même écrit.

 

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