Les femmes de l'ombre |
Histoire et histoire
Alors qu'il était à Londres pour la post-production d' Arsène Lupin, Jean-Paul Salomé lit un article consacré à Lise Villameur, une résistante française ayant opéré pour le SOE (Special Operations Executive), un service secret crée par Churchill durant la Seconde Guerre Mondiale. C'est ainsi que le projet des Femmes de l'ombre a vu le jour. Avec l'historien Olivier Wiewiorka, le réalisateur a découvert que d'autres femmes avaient travaillé pour le service. Jean-Paul Salomé a donc voulu faire «un film de femmes» qui selon lui «ont reçu moins d'honneurs après guerre que les hommes» et rendre hommage à leur «courage exceptionnel».
Un regard neuf sur une période trouble
Pour saisir toute la difficulté du contexte, Jean-Paul Salomé a décidé d'adopter la structure du polar. Cet angle de vue lui a permis «de montrer des personnages plus ambigus, chez les nazis comme chez les résistants. Rien n'est jamais noir ou blanc, dans la vie.« Comme il l'explique, «on n'était pas résistant à chaque instant de la journée, ni nazi et tortionnaire du matin au soir.»
L'interprète
Pour jouer le colonel Heindrich, le choix du réalisateur s'est porté à dessein sur Moritz Bleibtreu. Jean-Paul Salomé voulait en effet «combattre le cliché cinématographique du nazi au regard bleu glacé. Il n'y a que sur les affiches de propagandes que les nazis étaient blonds au yeux bleus. Ni Hitler ni aucun de ses proches collaborateurs n'étaient de type aryen.»
Le souci du réalisme
Le film a été tourné à Paris dans un souci de verité et il a donc fallu retrouver les lieux originaux. Toutefois, comme le précise le réalisateur, cela n'a pas toujours été possible : « certaines personnes ont refusé qu'on vienne tourner chez elle parce que le souvenir était encore trop frais ou elles ne voulaient pas que l'image de leur établissement soit de nouveau associée à cette époque-là. ». La même volonté de coller à la réalité a animé la décoratrice Françoise Dupertuis aidée en cela par Olivier Wiewiorka. Quant au créateur de costumes, il a voulu que la reconstitution soit la plus fidèle possible : « j'ai fait refaire des tissus d'époque, des lainages très épais, teints comme à l'époque, dans ce vert de gris très spécifique». A l'instar des officiers allemands, les acteurs étaient habillés sur mesure.
Une histoire d'ombre
Le film de Jean-Paul Salomé rappelle à bien des égards L'Armée des ombres de Melville. Le film de l'homme au Stetson évoquait déjà le cas d'un réseau de résistants dont l'un des membres était une femme interprétée par Simone Signoret.
| Sujet | Auteur |
|---|---|
| Dossier Simpson | KygO |
| Supprimer son compte | regseb |
| l'Absurde séance débarque à Paris | absurde_seance |
| Notation des films | aoctw |
| Conspirations et Complots | HyperLourd |
| vos Walt Disney préférés | HyperLourd |
| Arf, c'est toujours aussi mort ici ? | Frederic |
| Un an d'ancienneté sur TLC... | Zeus |
| l'an 2012 ? | BADMOFO |
| James Bond | Lord-of-babylon |