Filatures |
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Un scénariste suivi de près par Johnny To
Si Filatures est le premier film de Yau Nai-Hoi en tant que réalisateur, le cinéaste n'est pas un débutant puisqu'il a signé une trentaine de scénarios depuis le début des années 90 pour la Milkyway, la boîte de production de Johnny To. On lui doit récemment les scripts de The Mission et d' Election, et 24 scripts qu'il a signés pour Johnny To entre Bare Foot Kid, film d'action avec Maggie Cheung et Ti Lung en 1993, et le segment de Triangle dirigé par le réalisateur en 2007. Le film est bien entendu produit par le patron de Milkyway et on peut considérer l'opus comme étant dans la lignée stylistique des récentes oeuvres du cinéaste. C'est donc une atmosphère familière que retrouve le spectateur devant ce polar hong-kongais.
Un oeil sur le scénario
C'est avec l'aide de Kin Yee Au, un autre habitué de la Milkyway, que le scénariste attitré de Johnny To a écrit l'histoire de Filatures. Les deux hommes avaient déjà collaboré sur le scénario de PTU et sur celui de Triangle. Ils ont pour ambition de reproduire dans Filatures la tension palpable, en créant un habile mélange d'attente angoissée (permise par les éprouvantes filatures) et de scènes d'action millimétrées (dont une impressionnante fusillade à l'arme lourde).
Un duel à distance
Les acteurs sont aussi des familiers de l'univers de Johnny To, puisqu'on retrouve Simon Yam dans le rôle du policier et Tony Leung dans celui du voleur. Ce n'est pas la première fois que les deux hommes se livrent une guerre infernale, puisqu'ils s'étaient déjà opposés dans le récent Election, dans lequel ils prétendaient tous deux au titre de chef du même clan.
Une Miss dans la police
Entre les deux hommes qui se livrent une traque sans pitié, s'immisce un personnage féminin, qui vient d'entrer dans la police, engagée par le personnage de Simon Yam. Le film adopte son point de vue depuis son inhabituelle formation à sa traque du voleur insaisissable. La jeune femme est interprétée par Kate Tsui, actrice débutante mais déjà star en Chine, puisqu'elle fut Miss Hong Kong 2004. Ce titre lui a permis de devenir actrice, d'abord à la télévision et maintenant pour la première fois sur grand écran.
Eye in the Sky
Le titre anglais ne fait pas référence au morceau éponyme d'Alan Parsons Project mais au système de surveillance constitué de caméras en circuits fermés qui quadrillent les rues des grandes villes. C'est dans le monde sophistiqué de la surveillance high tech que se déroule le film, usant au mieux des caméras de surveillance apparemment omniprésentes pour notre sécurité, mais dont les failles peuvent rapidement être mises à jour. Le caractère hautement technologique de l'intrigue n'empêche pas une mise en scène heurtée, avec une caméra portée à l'épaule, qui colle au plus près de l'action, ainsi que des explosions de violence et de brutalité, comme en sont coutumiers les films de l'ex-colonie britannique.
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