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L'Homme qui marche

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Infos tournage

Un film sous Acid

Ce film a reçu le soutient de l'Acid, l'Agence du Cinéma Indépendant pour sa diffusion, qui soutient le cinéma d'auteur depuis 1992. Grâce à l'agence, qui a aussi récemment soutenu Avant que j'oublie de Jacques Nolot ou XXY de Lucía Puenzo, mais aussi Le Cauchemar de Darwin, qui a eu un beau sucés en 2005, le film a pu être présenté à Cannes en 2007.

 

Une fresque intimiste

Le film est basée sur l'histoire d'un homme, qui débute dans les années 70 et que la réalisatrice relate sur trente ans. Le défi était de filmer les changements qui s'opèrent dans Paris au cours des années 80 et 90.

 

La place de l'écrivain, le rôle de l'intellectuel

Le film traite nottament de la place de l'intellectuel dans la société française, en suivant un écrivain exilé dans le Paris des années 70. Les références au milieu artistique de l'époque abondent dans ce film qui cite volontier Jacques Lacan. Le personnage crée par la cinéaste se positionne, à la fin des utopies communistes, aux antipodes de son contemporain Jean-Paul Sartre. Pour lui, son seul engagement est dans l'écriture, et il est total. Mais pourquoi alors écrire, si la seule sphère visée est intérieure, et ne touche pas le dehors et les autres ?

 

Sculter un personnage

Aurélia Georges cherche pourtant avant tout à filmer le mouvement, que symbolise dans le film la marche d'un homme, plus que le discours. Ce sont des références picturales et artistiques qui travaillent aussi le film. L'homme qui marche du titre, interprété par César Saracho apparaît comme une figure de Giacometti. Le travail du sculpteur sur le décharnement inspire la cinéaste à aller vers l'épure formelle. La cinéaste a d'ailleurs pris L'Homme qui marche de Giacometti comme le croquis du personnage principal de son film.

 

Famille ?

Lorsqu'on lui demande de quels cinéastes elle se sent proche aujourd'hui, la réalisatrice évoque volontiers Eugène Green, Serge Bozon, Nicolas Klotz, Eric Rohmer, Emmanuel Mouret et Jean-Claude Brisseau. Mais sa cinéphilie traverse aussi l'Atlantique, et Aurélia Georges, ancienne rédactrice de la revue L'Art du cinéma, avoue un faible pour l'âge d'or de la comédie américaine. Le film adopte alors parfois la légèreté héritée de ce cinéma, même si c'est pour parler de sujets graves.