Les Yeux bandés |
|
Genèse du projet
Thomas Lilti a eu l'idée de ce film lorsqu'il a appris l'histoire qui était arrivée à un ami à lui. L'homme en question a découvert qu'il côtoyait régulièrement un meurtrier, qui n'était autre que Guy Georges, le « tueur de l'Est parisien », impliqué dans sept meurtres. Lilti a vu son ami dévoré par le doute, le refus de croire en sa culpabilité. L'idée a alors germé dans son esprit. Se placer non pas du côté du meurtrier mais du côté de celui qui apprend la culpabilité d'un proche. Quels sont ses doutes ? Ses angoisses ?
Un jeune cinéaste influencé par la Nouvelle Vague et par le cinéma américain
« A l'adolescence j'ai découvert la Nouvelle Vague française : Truffaut, Godard, Chabrol, puis les héritiers de la Nouvelle Vague comme Pialat (...) Resnais, Sautet, Malle. (...) J'ai développé une passion pour le cinéma américain, notamment pour les films noirs, de Coppola à James Gray, en passant par Clint Eastwood. (...) Que ce soit d'un point de vue visuel ou narratif, c'est là en partie que je puise, plus ou moins consciemment, mes influences », nous explique Thomas Lilti.
Les choix techniques
Le cadrage du lieu de tournage a été très influencé par l'amour de Thomas Lilti pour la « géométrie » du Nord de la France. Thomas Lilti décrit la région où il a tourné comme « à la fois très urbaine et très graphique », peuplée de « paysages industriels, et de murs de briques ». Le format 2.35 devait accentuer le sentiment de désolation : « Je voulais que mes personnages apparaissent comme perdus dans un univers trop grand pour eux. » Le film est tourné en HD pour des raisons d'économie, mais le chef opérateur et le réalisateur ont tout fait pour se rapprocher du rendu pellicule. Du coup, chaque décor, costume et maquillage a été travaillé en concertation avec le chef opérateur « afin de dompter au mieux le format numérique ».
Le sens du titre
Le titre s'explique de deux manières. D'abord, par la scène, construite en flash-back, où le frère plus âgé fait traverser le plus jeune les yeux bandés, ce qui illustre le rapport de force et de confiance fraternel, mais aussi l'absence de repères du plus jeune. L'autre sens des « yeux bandés » vise Théo, qui refuse de voir la réalité en face.
Un film sans femme ?
Si Thomas Lilti se défend d'avoir réalisé un film d'hommes, il reconnaît que les personnages principaux ne laissent pas de place à la gent féminine, même si le personnage de Louise, la femme de Théo, symbolise, à la fin du film, l'avenir et la sagesse. « Tout cela m'a d'ailleurs donné envie de construire un film autour d'une figure féminine et le personnage principal de mon prochain film sera une femme. »
| Sujet | Auteur |
|---|---|
| la disparition de l'humour au cinéma | HyperLourd |
| Supprimer son compte | regseb |
| Arf, c'est toujours aussi mort ici ? | Frederic |
| l'Absurde séance débarque à Paris | absurde_seance |
| Dossier Simpson | KygO |
| Notation des films | aoctw |
| Conspirations et Complots | HyperLourd |
| vos Walt Disney préférés | HyperLourd |
| Un an d'ancienneté sur TLC... | Zeus |
| l'an 2012 ? | BADMOFO |