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Quatre nuits avec Anna

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Infos tournage

Après une longue période d'absence

Ce film marque le grand retour de Jerzy Skolimowski qui s'est fait très discret depuis Ferdydurke, tourné en 1991. Pendant tout ce temps, le réalisateur était occupé à peindre. Il a même fait plusieurs expositions aux États-Unis, au Canada, en France, en Pologne.

 

Tournage en Pologne

Le réalisateur a choisi de filmer en Pologne car ce pays lui offre le plus de facilités et de liberté de tournage. L'équipe est restée quarante jours à travailler, soit deux fois plus que de coutume en Pologne.

 

Film typique

Le ton du film est foncièrement polonais dans le mélange de tragi-comique, avec un personnage isolé, obsessionnel. Le réalisateur voit «La Pologne comme un pays assez surréaliste. Le surréalisme renferme et le côté ridicule et le côté tragique

 

Choix de l'acteur

Le réalisateur raconte le choix de l'interprète de Léon. Trois candidats se sont présentés. Le plus jeune avait 22 ans, le plus âgé 50, le troisième entre les deux. «Le plus jeune singeait, c’est un vrai talent qui commence à apparaître. Le second reconnu sur la scène artistique, acteur intelligent, a tout compris au scénario ; force intellectuelle. Un troisième, un homme brisé par la vie, jouant dans un théâtre de province des rôles qui lui arrivent au hasard. C’est celui-là qui m’a convaincu. Les deux autres auraient joué Leon ; lui pouvait le devenir. C’est le meilleur choix d’un interprète pour un rôle que j’aie jamais fait.» confie le réalisateur à propos de Artur Steranko.

 

Une présence magique

Selon le réalisateur, Artur Steranko a interprété Léon de manière inconsciente : «Il s’est passé quelque chose de magique, Leon s’est imposé à lui».

 

Préparation originale

Pour préparer le personnage de Léon, pas de lecture de scénario mais plutôt des semelles de plomb ! Le réalisateur a en effet demandé à l'acteur de mettre des semelles de plomb pour alourdir son pas et transformer sa manière de marcher. Le réalisateur confie cependant «Il avait subi une attaque cérébrale. Il avait peur de ne pas être en mesure de refaire ce qui lui était demandé : je lui ai dit que c’était justement ça, ce personnage».

 

En convalescence

Jerzy Skolimowski vit à chaque fois ses films intensément. Chacun d'entre eux est une véritable histoire. C'est d'ailleurs pourquoi, tant de temps s'est écoulé entre ses deux derniers films. Le réalisateur n'a pour le moment aucun projet «Je ne pense à rien». dit-il. Avant d'ajouter «Je n’arrive même pas à peindre. Je dois me remettre de ce film et de ce tournage. Aujourd’hui je dois vivre la maladie de ce film».

 

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