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Désengagement

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Infos tournage

Venise et Toronto désengagés

Le dernier film d'Amos Gitaï à fait partie de la sélection officielle des festivals de Venise et Toronto de 2007.

 

Inspiration

L'impulsion du cinéaste à faire le Désengagement provient du fait que son fils fut envoyé durant son service militaire, pour participer au désengagement d'Israël à Gaza. Celui-ci demande à son père de le rejoindre. Bien que n'ayant aucune autorisations, Amos Gitaï a tout de même réussi à passer les barrages en usant de ses histoires de la guerre de Kippour. Là, il a assisté avec des journalistes à l'évacuation des lieux et aux premiers heurts entre les forces armées et les colons.

 

Tournage en France

Hésitant entre Aix-en-Provence et Avignon pour tourner la partie française de son film, Amos Gitaï arrêté son choix dès qu'il aperçoit une demeure délabrée à la sortie d'Avignon susceptible de convenir pour représenter la maison familiale du personnage principal: « On avait le sentiment que des gens y vivaient vraiment. Ce n’était pas un simple décor de cinéma. Elle date du XVIIIe siècle et la même famille y a vécu de génération en génération depuis plus de 200 ans. » Afin de fournir l'ambiance voulue par le réalisateur, le chef opérateur Christian Berger a trouvé un système d’éclairage constitué de réflecteurs et de miroirs afin d’utiliser le moins de lumière additionnelle possible et de capter la lumière du couchant. « Le résultat est une atmosphère un peu effrayante faite d’ombres et de fantômes familiaux. Je crois que c’était essentiel à la première partie du film. » complète le metteur en scène.

 

Rendez-vous manqué

L'idée d'une collaboration entre Amos Gitaï et Jeanne Moreau remonte à environ une quinzaine d'années: Le réalisateur était venu à l'époque chez la comédienne pour lui offrir un rôle. Or à ce moment là, elle n'était pas disponible. Vexé par ce refus, Amos Gitaï lui rétorque alors qu'elle est une personne trop égocentrique! L'histoire aurait du en rester là si lors d'un récent hommage à Pedro Almodovar à la Cinémathèque française, celle-ci n'était allée voir l'auteur de Kippour de manière franche et directe pour lui rappeler son offre. S'étant excusé de son impolitesse passée, le cinéaste n'a pas raté l'occasion et s'est empressé de lui donner le rôle du notaire.