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Lady Jane

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Infos tournage

Fan de film noirs et de gangsters à la française

Le réalisateur Robert Guédiguian n'étant pas un amateur de romans policiers, trouve son inspiration pour réaliser Lady Jane dans les films noirs américains et dans les polars français. Guédiguian précise: « les polars à la française des années 60, avec Gabin vieux. Ceux où le gangster file un pyjama à son copain pour qu'il passe la nuit chez lui, après avoir mangé des rillettes et bu un coup de rouge… ». Le genre « polar » captive Robert Guédiguian parce que ça « fonctionne »; d'après lui, même les mauvais polars sont captivants car l'intrigue donne toujours envie de savoir le pourquoi du comment. Une raison pour le cinéaste de se lancer dans l'aventure d'un genre qu'il a rarement abordé dans son cinéma.

 

Des amis de longue date

Lady Jane, 15ème long-métrage de Robert Guédiguian, réunit dans ses rôles principaux Ariane Ascaride, Gérard Meylan et Jean-Pierre Daroussin. Les deux premiers acteurs ont été présents sur la plupart des films du metteur en scène marseillais depuis Dernier été en 1981 tandis que Jean-Pierre Darroussin a rejoint le groupe depuis 1985 sur Ki lo Sa?

 

Psychanalyse?

Dans Lady Jane, certains personnages sont hantés par des traumatismes d'enfance, on imagine donc que le réalisateur Robert Guédiguian a dû faire des recherches sur la question, du point de vue de la psychanalyse, or il n'en est rien. Bien qu'il y a des thèmes récurrents propices à ce genre d'analyse dans le cinéma du metteur en scène comme la mort, ce dernier se défend de toute approche psychologique: «...j'ai l'impression que si je faisais une analyse et que j'en parlais pendant des heures, je perdrais de la matière à fiction. Je ne tournerais plus de films, puisque j'aurais réglé ça ailleurs. De plus, le processus même de la régression psychanalytique ne me convient pas. J'ai toujours tendance à regarder devant moi plutôt que derrière

 

Respect d'un genre

Les inconditionnels du cinéma de Robert Guédiguian seront surpris du respect des codes du polar par le metteur en scène. Coups de feu, courses-poursuites effrénées, combats à mains nues, ambiance de boîte de nuit aux danseuses topless font dont parti du monde de Lady Jane. En revanche et comme toujours chez le cinéaste, la ville de Marseille est une fois de plus le théâtre de cette histoire de cambrioleurs.

 

Violence choc à Marseille

Lady Jane semble marquer pour l'occasion un changement radical dans le cinéma de Robert Guédiguian en montrant la violence brute de certains meurtres. Les références pour les scènes de violence du film ne viennent pas de films noirs mais de la tragédie grecque. Le réalisateur s'explique: « Pour créer une catharsis, et permettre au spectateur de se défaire de sentiments négatifs, je voulais choquer, sans complaisance. Je crois que c'est une affaire de découpage, de montage, de durée des plans. »

 

Nostalgie rock 60's

Lady Jane fait référence une chanson du groupe Rolling Stones. Si c'est la première fois que Robert Guédiguian titre son film d'après une chanson, ce n'est pas la première fois qu'il affiche son goût pour le rock américain des années 60 puisqu'il avait utilisé la chanson de Janis Joplin Summertime dans La ville est tranquille.

 

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