Les USA contre John Lennon |
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L'avis de Yoko
«De tous les documentaires faits sur John Lennon, c'est celui-ci qu'il aurait préféré». Yoko Ono
Le président contre l'artiste
Scrupuleusement documenté et remarquablement vivant, Les USA contre John Lennon fait la lumière sur un chapitre méconnu de l'histoire du monde moderne : comment un président et son administration ont utilisé la machinerie gouvernementale pour mener une guerre secrète contre le musicien le plus populaire du monde.
Souvenirs, souvenirs...
C'est Lennon qui est la voix dominante du documentaire. Soutenu par sa musique, le film dresse le portrait d'un homme public et privé que l'on connaît peu, un jeune homme charismatique, plein d'humour et de principes élevés, qui refuse de se taire devant l'injustice. Yoko Ono, son épouse et partenaire en création a offert aux deux cinéastes un accès inédit à leurs archives et aux souvenirs d'une vie. Au cours d'une série d'interviews, elle partage ses souvenirs personnels, évoquant comme jamais les réalités de la vie quotidienne du couple, leurs espoirs et leur bonheur, et leur longue épreuve aux mains du gouvernement américain.
Lionsgate, un studio engagé
Le président de Lionsgate, Tom Ortenberg, déclare : « Cette histoire me paraissait importante, et je savais que David Leaf et John Scheinfeld feraient à la fois un film instructif, amusant et provocateur. Il n'y a pas plus charismatique et intrigant que John Lennon.» Pour Kevin Beggs, le sujet s'accordait bien avec d'autres productions du studio comme Fahrenheit 9/11 de Michael Moore. Il affirme : «Nous nous sommes engagés à soutenir des films portant sur des questions épineuses. Celui-ci en est un parfait exemple.»
Lennon, personnalité controversée
Les USA contre John Lennon dépeint une période trouble et suit l'artiste de 1966 (où il soulève la controverse une première fois en déclarant que «Les Beatles sont plus grands que Jésus-Christ») à 1976, où il reçoit sa Green Card lui garantissant le statut de résident permanent aux Etats-Unis. La trame narrative oscille entre la vie personnelle de Lennon et le monde dans lequel il évolue.
Yoko Ono donne sa bénédiction au projet
Durant leur treize années de collaboration, Leaf et Scheinfeld ont côtoyé des artistes capables de rendre avec justesse et créativité un portrait biographique. Yoko Ono connaissait leur manière de travailler, ayant déjà été interviewée par Scheinfeld pour un documentaire sur le chanteur et compositeur Harry Nilsson, un ami proche de Lennon, qui l'a également produit. Après une présentation détaillée du projet Les USA contre John Lennon, elle a accepté d'y participer.
Deux témoignages cruciaux : John Sinclair et Angela Davis
Pour rendre une image fidèle du contexte historique des années 70, les deux réalisateurs ont rencontré beaucoup de témoins de l'époque, un large éventail de personnages venant de l'administration Nixon ou de la gauche radicale. Des témoignages qui apportent une forte crédibilité au film. Deux interviews y sont particulièrement importantes tout d'abord celle de John Sinclair, pour qui Lennon avait organisé en 1969 un concert de soutien après la condamnation de celui-ci pour possession de drogues. Et qui, par la suite, lui dédia une chanson sur l'album Sometime In New York City. La seconde est celle d' Angela Davis, qui fut elle aussi persécutée par le FBI à l'époque en tant que membre des Black Panthers et du parti communiste. Elle sera soutenue par Lennon et Ono, mais aussi par des intellectuels comme Jean-Paul Sartre. Lennon écrira pour elle la chanson Angela.
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