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Babylon A.D.

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Infos tournage

Le Titre

Les lettres A.D sont pour les plus agnostiques impénétrables. Elles se réfèrent en fait à la bible et sont l'abréviation de Anno Dominici. En latin, elles désignent l'année en cours. Babylon A.D signifie l'ère Babylone. NB : Babylone est dans l'histoire, la ville de tout les péchés...

 

La genèse

Au départ, il y avait un livre écrit par Maurice Dantec « Babylon babies »,plus que futuriste, un roman d'anticipation, . Mathieu Kassovitz a préféré en tirer un état d'esprit plutôt qu'une réelle adaptation. Il a d'abord changé le titre qui « donnait trop d'informations sur ce que Aurora transportait ». Puis Aurora, justement, s'appelle Marie, et Toorop dans le livre s'engage volontairement pour aller au Kosovo. Sur l'écran, Vin Diesel se présente plus comme un enfant soldat « victime de toutes les guerres depuis trente ans ». L'auteur original a été « très ouvert », grand fan de Kassovitz, il a accepté de lui donner les droits, et s'est montré « plutôt intéressé par toutes les transformations ».

 

La production

Monter un livre de 600 pages en une heure trente ne fut pas chose aisée. Le créateur voyait bien « un bon film de 6H00 ! Pour une budget de 500 millions d'euros ! » . Pour une pellicule de cette envergure, la question du budget fut délicate et « les américains sont très difficiles en business ». Par ailleurs, il s'est passé cinq ans entre la naissance du projet et le montage. C'est après que Christophe Rossignon , producteur des trois premiers films de Kassovitz, ait quitté le navire que le réalisateur s'est exilé aux Etats unis pour le tournage de Gothika. Une fois le succès ourtre-atlantique confirmé et la confiance américaine gagnée, il ne lui restait plus qu'à « imposer Babylon A.D au niveau de la structure de production ». En outre, pour garder plus d'indépendance, le metteur en scène avait besoin d'une co-production européenne, de sorte que « les américains se contentent d'acheter le film »

 

Références

Connu pour ses participations à des films engagés, le metteur en scène a quelque peu caché les rapports à la croyance et au mysticisme sous un flot d'action et une histoire futuriste. Ses références de subtilités sont basées sur celles d' E.T qui part les différences qu'il met en scène évoque le racisme, et Blade Runner, où il s'agit aussi de Dieu et de questions existentielles relatives à la création, à ce qui nous différencie des animaux, et à notre fonction sur terre...

 

Intentions

Dans la réalisation, et avec un budget très limité, le fils de Peter Kassovitz voulait faire un film dont l'esthétique collerait aux films d'action des années 80. Soit un cinéma très réaliste, ne bénéficiant pas encore des atouts de l'électronique. Le réalisateur voulait être au «plus proche» de l'analogique et pas tout le temps dans le digital, comme c'est souvent un reflex aujourd'hui.

 

Le choix de l'acteur

Vin diesel était une évidence, loin de se laisser manipuler par les studios, Kassovitz a vraiment « poussé pour que ce soit lui ». Le héros de Fast And Furious correspond à une image bien précise « des gros bras des Etats- unis, il n'y en pas d'autres, en tout cas de moins de 60 ans ». Le tournage n'a pas été de tout repos, et la coopération entre Vin' et Kass' fut souvent houleuse. Ce dernier parle d'ailleurs « d'ajustement entre Vin Diesel et moi sur la façon de travailler, la sienne et la mienne [...] D'un autre côté c'est une star américaine habituée à être traité comme une star américaine. Moi je traite les gens comme des être humains ».

 

Le Choix de l'actrice...

Dans cette production Américano-européenne, il subsiste cinq acteurs français, pas facile de s'imposer face à une super-production. Le choix de Mélanie Thierry fut le plus dur à imposer. Mais lorsqu'il l'a vu au théâtre dans «Le Vieux juif blonde », le réalisateur s'est dit « voilà, c'est elle Aurora [...] on pourrait croire qu'elle a été créée pas une ordinateur : elle a un visage presque parfait, elle a un regard magnifique, elle est presque d'un autre monde ». Les américains très réticents au début, ont finalement accepté la nécessité de quelqu'un de peu connu pour ce rôle, et Thierry a pu être intégrée. Un problème s'est toutefois posé, « Mélanie a du travailler ses accents [Elle] a du en mélanger plusieurs dans la même phrase pour éviter de definir d'où elle venait et renforcer l'universalité du personnage »

 

Les personnages secondaires

Dans son rôle de Nonne combattante, Michelle Yeoh affiche un contre-point fort à la pureté de Mélanie Thierry. Elle est pour le metteur en scène « la plus belle femme du monde ». Cependant, le choix n'était pas évident, dans le scénario la nonne se trouvait petite, grosse et cinglante, pas vraiment Michelle ma belle ! Après avoir proposé cette dernière, Kassovitz a pu, plus facilement, imposer des acteurs français. Gérard Depardieu s'est approprié Gorsky, et Lambert Wilson, après Matrix, réintègre un personnage de méchant classieux. C'est d'ailleurs sa tête d'affiche dans Dante 01 qui a décidé le réalisateur de lui proposer le rôle. Charlotte Rampling fut elle, une actrice évidente pour le rôle de la méchante charismatique. « j'avais besoin [d'une] femme qui alimenterait tous les fantasmes et toutes les haines [...] qui ait ce regard, dont on ne saurait pas dire si on lui confierait ses enfants et dont on pourrait se dire qu'elle s'habille encore comme dans Portier de nuit » Nice !

 

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