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Il y a longtemps que je t'aime

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Infos tournage

Un romancier primé

Réalisateur et scénariste, Philippe Claudel est principalement connu pour ses oeuvres littéraires, qui lui ont valu de nombreuses récompenses parmi les plus prestigieuses : Les Petites mécaniques a obtenu le Prix Goncourt de la nouvelle en 2003, Les Ames grises (adapté au cinéma) le Prix Renaudot la même année et Le Rapport de Brodeck le Goncourt des lycéens en 2007.

 

Les portes du pénitencier

Philippe Claudel est un habitué de l'univers carcéral. Non pour y avoir purgé une peine, mais pour l'avoir fréquenté comme que visiteur. Pendant onze ans, il a en effet donné des cours dans une prison alors qu'il était professeur dans un lycée nancéen.

Le réalisateur évoque en ces termes les raisons de cet engagement : « Je trouve qu’il est de notre devoir d’homme de tenter d’entrer dans les ghettos pour les fissurer un peu, et espérer alors les inclure tout à fait dans notre humanité. » Philippe Claudel a d'ailleurs tiré un roman de cette expérience (Le Bruit des trousseaux, paru en 2002) avant d'écrire et de réaliser Il y a longtemps que je t'aime.

 

La musique du film

C'est Jean-Louis Aubert qui s'est chargé de la musique du film. Il faut dire que Philippe Claudel est un admirateur de l'ancien chanteur de Téléphone dont il apprécie la « sensibilité d'enfant » et la « délicatesse humaine rare ». Jean-Louis Aubert a donc enregistré « une heure de musique qui mêle des variations autour du thème de l'alter ego (,,,) des compositions originales et une chanson inédite » selon les voeux du réalisateur. Le chanteur a aussi retravaillé la comptine A la Clairefontaine, dont s'inspire le titre du film.

 

L'accent

Kristin Scott Thomas, d'origine anglaise, s'est inquiétée auprès de Philippe Claudel de son accent so british. A tort, puisque le réalisateur admet volontiers que cela ne l'a pas dérangé le moins du monde, comme il s'en explique : « Lorsque Romy Schneider jouait dans les films de Sautet, ça ne gênait personne, ni Sautet, ni le public, et la plupart du temps d’ailleurs, il n’y avait rien dans l’histoire qui justifiait son accent, il me semble»».