Mesrine : L'Ennemi public N° 1 |
Mesrine : genèse d'un Mythe
Tout le monde aujourd'hui connaît Jacques Mesrine, considéré comme étant le dernier gangster français. L'histoire de sa vie et de sa mort a traversé les générations jusqu'à présent où il fascine encore la plupart d'entre nous. Depuis son premier braquage jusqu'à son exécution en plein Paris par les hommes du commissaire Broussard le 2 novembre 1979, la population était partagée entre fascination et terreur. De nos jours, seul la fascination, et le mystère entourant ce personnage énigmatique demeure. Mesrine mettant lui même sa vie en scène, la réalité dépassant souvent la fiction, c'est en toute logique que son histoire se voit porter à l'écran.
Quand la réalité rejoint la fiction
D'abord porté à l'écran en 1984 par André Genoves, puis sous forme de documentaire la même année par Hervé Palud, Mesrine revient cette année sous la direction de Jean-François Richet dans une fiction en deux parties. Comme le dit le producteur Thomas Langmann «La vie de Mesrine est si riche qu'il est impossible de l'évoquer en deux heures. J'ai convaincu Jean-François Richet et Abdel Raouf Dafri de la nécessité de faire deux films[...] bien distincts qui correspondent aux deux versants de sa vie». Auprès de Vincent Cassel qui incarne Jacques Mesrine, on retrouve donc un casting prestigieux : Cécile de France, Gérard Depardieu, Gilles Lellouche, Ludivine Sagnier, Gérard Lanvin, Samuel le Bihan...
Deux films pour un personnage aux multiples facettes
Bien qu'il est difficile de savoir qui était vraiment Jacques Mesrine en raison de ses multiples visages, on distingue quand même deux épisodes dans sa vie. L'instinct de la mort s'intéresse à la première partie de sa vie, celle où il vit ses débuts dans la violence, ses premiers braquages, ses premiers amours. Dans L'ennemi public N°1, on découvre l'homme devenu une légende, utilisant sa célébrité pour défendre ses idéaux.
Avec ce deuxième film, Jean-françois Richet veut que l'on découvre un nouvel homme. Pour cela il va utiliser une mise en scène différente. «Dans L'instinct de la mort, Mesrine se cherche, le cadre est très resserré, dans l'ennemi public n°1 le personnage prend tout l'espace». Vincent Cassel se voit également métamorphoser en prenant 20 kg. L'acteur perdant du poids tout au long du tournage, la deuxième partie a été tourné avant la première.
Deux films pour une seule œuvre
Si les deux films se démarquent par leur mise en scène, d'autres éléments entre en jeu également. Les deux opus suivent la chronologie de la vie de Mesrine, on passe donc des années 50 et 60 aux années 70. Les décors, les musiques, les mentalités changent. Mesrine change. Selon Vincent Cassel «Le premier film est un film noir. Le second en revanche serait plus un thriller psychologique». Deux films donc différents, mais qui se complètent pour essayer de comprendre la complexité du personnage qu'était Jacques Mesrine.
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