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There Will Be Blood

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Infos tournage

Inspiré d'une histoire lue

There Will Be Blood s'inspire plus qu'il n'adapte un roman du réformiste (« muckracket », en langage américain) Upton Sinclair, intitulé Oil !, et traduit en France par Le Sang de la terre. Naguère interdit aux États-Unis pour « outrage à la morale », Paul Thomas Anderson prend le livre de 1927 comme point de départ, mais abandonne vite toute fidélité au ton (journalistique) comme au propos (socialiste), pour construire une fresque sur la foi et la famille autour du personnage misanthrope du livre et de l'univers (les puits du pétrole du sud des États-Unis au début du XXè siècle). Le réalisateur improvise donc avec les personnages autour de l'argument du livre, mais se détache de tout artifice littéraire (voix off, dialogues descriptifs, fidélité à l'intrigue, etc.) pour laisser libre cours à un langage purement cinématographique. Anderson est volontiers comparé à Stroheim ou Malick dans sa manière de donner consistance à des paysages et des décors.

 

Paint it black

Pour s'imprégner de l'atmosphère de l'univers des prospecteurs de pétrole décrit par le film, Paul Thomas Anderson s'est longuement documenté sur cette période et a visité de nombreux puits du Texas, d'Arizona et de la Californie de Sud pour préparer son film, tourné entre le Nouveau-Mexique et le Texas durant l'été 2006. Cet environnement n'est cependant que la toile de fond essentiel d'un drame avant tout humain, et d'une réflexion sur la noirceur et la cupidité de l'âme humaine. La tonalité désespérée du film n'empêche pas, comme dans Magnolia, des touches d'humour, bien sûr aussi noires que le pétrole.

 

There will be Gold

En lisse pour les Golden Globe, la mise en scène de Paul-Thomas Anderson et la performance déjà unanimement saluée de Daniel-Day Lewis font de There will be blood un sérieux candidat pour les oscars en 2008. L'acteur, déjà oscarisé en 1990 pour My Left Foot de Jim Sheridan, a ainsi reçu près d'une dizaine de prix de la critique américaine pour son intense incarnation du misanthrope et complexe Daniel Plainview.

 

Enter Music (for a film)

Dès le début de film, l'atmosphère oppressante est accentuée par une musique dissonante et inquiétante, signée par Jonny Greenwood. Le guitariste est connu pour être un des membres du groupe de rock britanique mené par Thom Yorke, Radiohead, dont P.T. Anderson est un grand fan.