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Wall.E

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Infos tournage

2008, L'Odyssée de Wall.E

Projet datant de 1995, soit quelques temps avant Toy Story, Wall.E mit 13 ans pour voir le jour. Si Andrew Stanton en pose les bases à cette époque, avec la collaboration de Pete Docter, c'est d'abord Monstres et Cie (2001) que le duo décide de réaliser. Ce n'est qu'après Le Monde de Nemo (2003) que Stanton revient à son premier amour. Convaincu par les prouesses réalisées pour animer Nemo, rendant expressifs des personnages dans un monde sous-marin, il décide d'exploiter ces avancées dans un monde parfaitement terrien, mais aussi dans les airs.

 

Wall.ancienne

Grâce à l'expérience du Monde de Nemo, l'équipe de Wall.E va développer leurs travaux sur le choix de focales, notamment l'utilisation de lentilles anamorphiques. Le producteur Jim Morris a fait part de leur volonté de réaliser le film « comme s'il y avait un véritable cadreur construisant son image, avec un vrai choix d'objectifs ». Dennis Muren, créateur des effets visuels pour Star Wars, et Jurassic Park, a conseillé de reproduire les effets des films de science-fiction des années 60 et 70. Ce travail passe par des focales rappelant le 70 mm ( 2001, l'Odyssée de l'espace), et l'emploi de très courtes focales appelées « fisheyes », arrondissant fortement les contours de l'image (effet « oeil de poisson »), donnant le même champ de vision des robots envoyés sur Mars, pouvant balayer des paysages entiers.

 

Wall.E est une référence

Les créateurs du petit robot ont avoué s'être inspiré d'une paire de jumelles, ainsi que du logo même de Pixar, la lampe Luxo Jr. Andrew Stanton se serait aussi inconsciemment fondé sur le design de Number 5, robot personnage principal du film de John Badham, Short Circuit (1986). Il racontait l'histoire d'un robot militaire expérimental ayant acquis une conscience et persuadé d'être un véritable être vivant. A noter que « WALL.E » est l'acronyme de Waste Allocation Load Lifter – Earth class (« Chargeur terrien de déchets »).

 

Wall.E fait « Burtt »

Pour rendre expressif ce robot sans paroles, Pixar a fait appel au roi du « Bip! » et du « Trululu! », Ben Burtt, sound designer de l'écurie LucasFilm, responsable du « langage » de R2D2, autre robot s'exprimant de peu de mots. Crédité aussi comme acteur pour Wall.E, Burtt utilisa des sons mécaniques, combinés entre-eux afin de ressembler à un dialogue. Le producteur exécutif John Lasseter ( Toy Story, Cars) parle à propos du peu de dialogues du film : « l'art de l'animation est sur ce qu'un personnage peut faire, et non ce qu'il peut dire. Tout dépend de la façon dont est raconté votre histoire, s'il y a une nécessité absolue d'avoir beaucoup de dialogue, ou pas ». Voilà qui est bien dit.

 

Robot mais pas trop

Si l'univers de Wall.E est fait de mécanique, les autres personnages se caractérisent par leur variété, grâce à leur casting vocal. Jeff Garlin ( Full Frontal) interprète le seul être humain animé, le Capitaine. Fred Willard ( Big Movie, Sexy Movie...) ou encore John Ratzenberger (voix de plusieurs films Pixar) sont aussi de la partie. Et pour la voix de l'ordinateur de bord du vaisseau, il s'agit de la voix de Sigourney Weaver, dont le choix est un hommage à Alien.

 

Bonus

Comme toujours un court-métrage d'animation est présenté dans les salles de cinéma, avant la projection du film Pixar. Cette fois il s'agit de Presto, l'histoire des rapports compliqués entre un magicien et son lapin fétiche.