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Mirrors

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Infos tournage

Encore un frenchie à Hollywood

Hollywood aime les réalisateurs français. Wes Craven, après avoir avoir vu Haute Tension d' Alexandre Aja, propose au jeune metteur en scène de réaliser un remake de son film d'horreur, La Colline a des Yeux. Ce dernier ne se fait pas prier et remporte un succès international grâce à sa nouvelle version du film culte, ce qui lui permet de produire un autre thriller hollywoodien, 2ème Sous-sol, et de diriger Mirrors, son deuxième film produit aux Etats-Unis. Avant lui, Hollywood avait déjà repéré plusieurs jeunes cinéastes français à qui les studios ont confié la réalisation de films de genre. Parmi eux, on compte entre autres Mathieu Kassovitz avec Gothika, Jean-François Richet avec Assaut sur le central 13, Pitof avec Catwoman, Xavier Gens avec Hitman et la liste s'allonge avec Louis Leterrier qui après Le Transporteur 1 et 2 signe en 2008 une nouvelle version de L'Incroyable Hulk.

 

A l'intérieur du miroir

Ecrit par Alexandre Aja et son complice de toujours, le scénariste Grégory Levasseur, Mirrors n'est pas né entièrement de l'imagination des deux amis. Le film est en effet une relecture du long métrage d'épouvante coréen Into the Mirror, réalisé en 2003 et encore inédit en France, que des producteurs américains ont proposé au cinéaste. Aja dit avoir écrit et réalisé un film très différent de l'original, si bien qu'il ne le qualifie pas de remake. Après avoir vu Into the Mirror, lui et Levasseur ne sont d'ailleurs pas vraiment impressionnés, sauf par la scène d'ouverture, et ils décident donc d'écrire une version complètement différente, qui se contente de reprendre l'idée du monde des miroirs vu sous un angle fantastique et horrifique. A noter que le réalisateur ne se lasse pas des remakes, puisqu'après Mirrors, il s'attaque à une nouvelle version en 3D de Piranhas de Joe Dante, toujours dans le registre de l'horreur dont il s'est fait une spécialité.

 

Un tournage au pays de Dracula

L'une des priorités pour Alexandre Aja, quand il travaille sur un film, c'est de trouver le lieu de tournage parfait. En écrivant le script, il pense alors à des immenses immeubles abandonnés près de Bucarest, en Roumanie, qu'il avait découverts lors de précédents repérages, et se dit que ce serait le lieu idéal pour filmer Mirrors. Le cinéaste fait alors construire à son chef décorateur le magasin que l'on voit dans le film à l'intérieur de cet immeuble, et utilise également des images d'un building de la 6ème avenue de New York pour les extérieurs.

 

Marre des slashers

Après avoir réalisé et produit trois films ultra réalistes pour des films d'horreur : Haute Tension, La Colline a des Yeux, et 2ème Sous-sol, le metteur en scène souhaite s'écarter du registre du slasher pour aller explorer celui de l'horreur fantastique. Même si la première version du script de Mirrors n'est pas à son goût du point de vue des personnages et de l'histoire, l'idée de faire un film et de créer un univers en partant des miroirs l'intrigue et l'intéresse beaucoup. Le réalisateur se rend vite compte qu'avec ces objets dans lesquels nous nous voyons tous les jours et auxquels on ne peut pas échapper, il y a matière à créer une ambiance terrifiante et horrifique, et à réaliser un film original et effrayant.

 

Kiefer Sutherland, loin de Jack Bauer

Le héros de 24 Heures Chrono n'a pas beaucoup de temps pour jouer dans des films, très occupé par le tournage de la série culte. C'est donc un honneur pour Alexandre Aja de l'avoir comme interprète principal de Mirrors. Kiefer Sutherland, qui a toujours aimé les films fantastiques ( L'Expérience Interdite, Génération Perdue, par exemple) se passionne vite pour le sujet du film et s'entend très bien avec le réalisateur. Dans le long métrage, il montre d'après Aja une autre facette de sa personnalité, avec un personnage éloigné de celui de Jack Bauer. Le comédien y est surprenant en ex-flic rongé par la culpabilité, qui boit pour oublier, et se retrouve à devoir faire face à des événements qui le dépassent. Sutherland s'est vraiment impliqué dans cette histoire. Une chance pour Alexandre Aja, puisque l'acteur, fort de son influence et de son statut de star, a empêché les studios de modifier ou de supprimer quelques séquences qu'ils ne jugeaient pas indispensables.