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J'aurais voulu être un Danseur

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Infos tournage

Plusieurs titres à l'essai

Avant de s'appeler J'aurais voulu être un Danseur, le film d'Alain Berliner est passé par plusieurs titres. Gene Astaire, rendant à la fois hommage à Gene Kelly et Fred Astaire n'a pas été retenu en raison du refus de la veuve de Fred Astaire de voir son nom dans le titre du film. L'idée Broadway a elle également été abandonnée car pas assez évocatrice aux yeux du public français selon le réalisateur.

 

Hommage à Jean-Pierre Cassel

Jean-Pierre Cassel, illustre acteur et danseur s'en est allé. J'aurais voulu être un Danseur est l'un de ses derniers films et malgré la maladie, la forme physique lui a permis de rechausser les claquettes. Avant son décès, Alain Berliner déclarait : ''Ce film est une manière pour lui de boucler la boucle. Il est toujours, aujourd'hui, formidable de voir Jean-Pierre danser, il n'a rien perdu de sa souplesse, ce côté aérien.'' Cassel avait été repéré par Gene Kelly, l'une de ses idoles, à la fin des années 50. Après son décès des suites d'un cancer le 19 avril 2007, le réalisateur se trouvait orphelin d'un homme qu'il estimait beaucoup : ''La disparition brutale de Jean-Pierre m'a surpris (...) J'ai eu tellement de plaisir à travailler avec lui. J'aurais aimé continuer.''

 

Berliner-Cassel : deuxième !

Alain Berliner avait déjà dirigé Jean-Pierre Cassel mais dans un téléfilm d'un tout autre genre : La Maison du canal, un drame familial et rural sur l'adolescence.

 

Cecile de France... de justesse !

Alain Berliner lui a proposé le rôle de la femme de Vincent Elbaz, en craignant qu'elle n'accepte pas du fait que Blanche n'est pas un premier rôle. Devant l'approbation de l'actrice belge, Alain Berliner était comme un fou : ''Il y a dans le visage de Cécile, quelque chose qui incarne parfaitement le personnage de Blanche, même si je ne peux pas précisément expliquer quoi. (...) Elle a pleinement joué le jeu en changeant sa coupe de cheveux et en composant un personnage qui est très loin d'elle et dont elle avait même beaucoup de mal à accepter certains aspects. C'est un vrai contre-emploi pour elle !''

 

Vincent Elabaz, la surprise du chef !

En donnant huit mois de préparation à Vincent Elbaz pour apprendre tous les rudiments des claquettes, Alain Berliner ne se doutait pas qu'il deviendrait aussi bon danseur : « Il fait partie de ces comédiens, comme Robert de Niro, qui trouvent une incarnation physique à leurs personnages. Dans la scène de l'audition quand il est Chez Pépé, le pas que Jean-Pierre Cassel lui fait danser lui a été suggéré quelques heures seulement avant de tourner. C'est très rare de pouvoir faire ça, Vincent a été vraiment surprenant.''