La Visite de la fanfare |
La visite à Cannes
Présenté dans la sélection Un certain regard de 2007, La Visite de la fanfare a fait grand bruit en repartant avec le Prix de la Critique internationale, le Prix de la Jeunesse et a été déclaré Coup de coeur de la sélection.
L'Egypte en Israël
L'idée de perdre une fanfare de la police égyptienne dans un village d'Israël vient de l'amour du réalisateur pour les films égyptiens, qu'il regardait avec intérêt enfant à la télévision. Ces films arabes qui passaient le vendredi après-midi sur la seule chaîne israélienne étaient suivis d'un concert de l'orchestre de l'Israël Broadcasting Authority. C'est d'abord un hommage nostalgique à cet improbable et anachronique mélange que voulait rendre le réalisateur.
Une fable pour la paix
La rencontre de ces huit musiciens égyptiens en costume bleu avec les habitants de ce village désertique israélien prend volontairement l'apparence d'une fable, qui transforme rapidement le caractère improbable de la situation en comédie satirique. Le film se fait alors parabole et devient un message pour la paix et la tolérance.
On ne fanfaronnera pas aux Oscars cette année
Le film, qui était pourtant dans la sélection des meilleurs films en langue étrangère a été retiré de la prestigieuse liste des Oscars car on n'y entend pas assez d'hébreux pour un film israélien ! Pour être sélectionné aux Oscars, un film étranger ne doit pas avoir plus de 50 % des ses dialogues en anglais. Cas limite pour ce film sur la communication entre des Égyptiens et des Israéliens qui baragouinent dans n'importe quelle langue pour se comprendre : 47 % des dialogues du film sont en anglais...
Un air connu
Écoutons Eran Kolirin, le réalisateur du film, constater la perte des repères de notre monde moderne : « Un jour, mon fils et le fils de mon voisin se rencontreront, j’en suis certain, dans un centre commercial éclairé aux néons, sous une enseigne McDonald’s géante. C’est peut-être un bien, je ne sais pas. Ce qui est certain par contre, c’est que nous avons perdu quelque chose en route. Nous avons échangé l’amour vrai contre des rencontres d’une nuit, l’art contre le commerce et les rapports humains, la magie d’une conversation contre l’obsession de mettre la main sur la plus grosse part de gâteau possible. » En attendant, on peut encore entendre au loin une fanfare arabe jouer dans le désert israélien et nous rappeler que l'amour, l'art et les rapports humains existent encore... au moins au cinéma.
| Sujet | Auteur |
|---|---|
| Supprimer son compte | regseb |
| Dossier Simpson | KygO |
| Conspirations et Complots | HyperLourd |
| vos Walt Disney préférés | HyperLourd |
| Arf, c'est toujours aussi mort ici ? | Frederic |
| Un an d'ancienneté sur TLC... | Zeus |
| l'an 2012 ? | BADMOFO |
| James Bond | Lord-of-babylon |
| Je vais te dire un secret | HyperLourd |
| Star Wars - l'Attaque des Clones - ... | Spock |