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Les Promesses de l'ombre

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Infos tournage

Deuxième thriller consécutif pour Cronenberg

Plutôt spécialiste des films d'horreur et de science-fiction, David Cronenberg signe avec Les Promesses de l'ombre son deuxième thriller d'affilé, et le second avec Viggo Mortensen comme tête d'affiche. Une nouvelle tendance qui serait un accident selon le cinéaste : ''Ce film est assez étrange. Il y a beaucoup de choses sur le langage et son utilisation... C'est presque un accident que ce soit un thriller, même si j'espère qu'il aura le même succès que A History of Violence. Mais sa tonalité est très différente.''

 

Viggo sur les traces de Nikolaï

Pour préparer son rôle et incarner un mafieux russe de manière parfaite, Viggo Mortensen n'a pas hésité à aller en Russie pour s'imprégner de l'atmosphère dans laquelle avait pu grandir le personnage : ''Être capable de penser à ce que j'ai vu, entendu et ressenti en allant là où le personnage est censé être né, donne quelque chose de réel à certaines scènes du film.'' De son coté, le réalisateur David Cronenberg trouve que Viggo Mortensen s'est complètement fondu dans le rôle en tentant des expériences : ''Un soir, il est entrée dans un pub : il y avait un couple de Russes au bar près de lui. Soudain, ils ont arrété de parler et il a vu qu'ils regardaient les tatouages sur ses doigts avec un regard horrifié. Ils se sont levés aussitôt et ont quitté le bar.'' Preuve que Mortensen a vraiment la tête de l'emploi.

 

Cassel, un nouveau rôle de bad boy

Après avoir souvent joué des bad boys, parfois héros ( Dobermann, Les Rivières pourpres, La Haine) et parfois méchants ( Le Pacte des Loups, L'Ennemi public n°1 et L'Instinct de mort où il incarne Jacques Mesrine), Vincent Cassel s'exprime une deuxième fois dans un rôle de mafieux russe. Après Nadia, où il était le protecteur de Nicole Kidman, le voici incarnant Kirill prêt à tout pour récupérer des documents qui pourraient mettre en péril ''l'entreprise'' de son père.

 

Cronenberg, un réalisateur qui sait ce qu'il fait

Si tous les acteurs du film sont unanimes pour dire que David Cronenberg sait ce qu'il veut et où il va, c'est parce qu'il a une philosophie bien particulière du métier de cinéaste : ''J'ai entendu dire que beaucoup de metteurs en scène tournaient énormément en espérant que, par miracle, tout allait prendre forme au montage. Je crois que le travail de base d'un cinéaste, c'est de savoir ce qu'il veut faire et de le faire ! (...) Les acteurs doivent être dirigés, et ils adorent ça. J'ai entendu parler de metteurs en scène qui ne regardent que leur storyboard et jamais les acteurs.''

 

Une nouvelle étude de la famille

Après A History of Violence, où le thème de la famille était très présent, le film porte ici sur une nouvelle interprétation du mot. Ici, on parlera de famille criminelle. Celle qu'on choisit avec ses valeurs et ses rites. Une ironie puisque pour entrer dans ces organisations mafieuses, il faut renier ses origines biologiques. L'exemple parfait est la scène où Viggo Mortensen est ''initié'' et dit : ''Je n'ai ni père ni mère ; je suis déjà mort.''

 

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