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4 Mois, 3 semaines et 2 jours

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Infos tournage

Un réalisateur s'explique

« 4 Mois, 3 semaines et 2 jours est avant tout une histoire de choix personnels. C'est aussi une histoire sur les conséquences subtiles et souvent invisibles de l'endoctrinement. Elle parle d'amitié, de responsabilité et d'amour. Mais c'est principalement une histoire sur l'avortement, à une époque où cela était considéré comme un acte de liberté et de protestation contre le régime communiste qui interdisait l'avortement afin d'augmenter la main-d'oeuvre disciplinée. Je m'en souviens très clairement, j'avais 20 ans : l'avortement n'était pas un problème moral, le plus gros souci était que l'on pouvait se faire prendre. Il arrivait souvent que les femmes meurent au cours de l'opération mais nous y pensions le moins possible. Nous étions si jeunes. »

 

Un sujet personnel pas si isolé

Pour Cristian Mungiu le réalisateur, cette histoire d'avortement clandestin est avant tout personnelle, il ne voulait pas la partager au départ : ''Quelque chose d'inattendu s'est passé lorsque je l'ai racontée à certaines personnes : après l'avoir entendue, il s'est avéré qu'ils avaient tous vécu une expérience similaire. Je fus quelque peu surpris de découvrir à quel point ces histoires étaient variées, dissimulées parfois horribles. Je ne les ai pas utilisées dans le film, je m'en suis tenu à celles que je connaissais le mieux, mais elles m'ont aidé à comprendre l'étendue du phénomène.''

 

Des décors 100 % naturels

Le réalisateur Cristian Mungiu déteste cordialement les prises de vue en studio, pour ce film, il a donc tourné dans des lieux déjà existants comme il aime à le préciser : « Je tourne uniquement en décor naturel, je n'aime pas les studios. De nombreuses prises dans le film montrent les décors à 180, 270 ou 360 degrés. J'aime lorsque l'environnement raconte également son histoire. »

 

Les références

Le film se déroulant sous la dictature de Ceausescu, le réalisateur n'a pas souhaité en faire un film historique. Le film est donc plus centré sur les personnages, cependant, la réalité est belle et bien présente : « J'ai essayé de respecter et de recréer la réalité autant que possible sans pour autant me focaliser sur les stéréotypes et les repères de la fin de l'ère communiste. Les objets de cette époque sont tous là, dans le film mais en arrière plan.''