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La Vérité ou presque

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Infos tournage

Le sujet : vérité et/ou mensonge

Sam karmann qui passe pour la troisième fois derrière la caméra après Kennedy et moi et A la Petite Semaine, trouve en True Enough de l'écrivain Stephen McCauley un pendant à ses préoccupations : le paradoxe de la vérité souvent terrible et du mensonge parfois salvateur, à l'intérieur de la vie privée, professionnelle et sexuelle.

 

Filiations

Ce roman de McCauley a d'abord plu à Agnès Jaoui trop occupée à l'époque pour faire aboutir le projet elle-même, et qui le conseille à Sam Karmann.

 

Choix des interprètes

Karin Viard, pour son instinct et sa « présence » à l'écran dans toutes sortes de registres, est naturellement pressentie pour le rôle d'Anne. C'est pour l'actrice l'occasion de retrouver François Cluzet après l'avoir eu comme époux dans France-Boutique, puis après avoir été traquée par lui dans le thriller Je suis un Assassin. L'improvisateur Cluzet, de son côté, retrouve le précis André Dussolier après leur inquiétant tandem beau-père/beau-fils dans le film de Guillaume Canet, Ne le dis à Personne.

 

Tout sur la musique

La Française initiée au jazz aux Etats-Unis, devenue chanteuse de retour en France : Pauline Anderton, la pierre d'angle du film, est interprétée de corps et de voix par la propre femme du réalisateur, Catherine Olson, elle-même chanteuse. Sam Karmann, convaincu de la justesse de son choix doit à son tour convaincre les producteurs. Catherine Olson compose aussi les paroles de la musique du film créée par Pierre Adenot.

 

La note...

C'est en composant lui-même des « standards » du jazz que Pierre Adenot, recrée l'univers de Pauline, auquel il ajoute des sons Big Bands, trio inspiré de celui d'Eric Teruel et des solos à la Duke Ellington.