Jumper |

Actuellement à l’affiche d’ Intraçable et de Jumper, Diane Lane fête cette année ses trente ans de carrière, faite de contrastes, entre plongées et rebonds...
Star, Diane Lane ne l’a jamais été et elle ne le sera sans doute jamais. Depuis trente ans, elle est cependant présente dans le cinéma américain, avec son style discret, alternant rôles principaux et secondaires, passant du cinéma à la télévision, de la production indépendante à la grosse machine hollywoodienne. Une inclassable en somme, qualité qui lui vaut de survivre aux modes et aux sautes d’humeur d’un public rarement fidèle à ses vedettes.
Actrice, Diane Lane le devient par la force des choses, notamment grâce à sa filiation avec Burt Lane, un répétiteur d’art dramatique, et Colleen Farrington, chanteuse de night-club et ancienne modèle de charme pour Playboy.
Si elle connaît une adolescence turbulente, conséquence du divorce de ses parents, elle se passionne tout de même pour la comédie. C’est ainsi qu’à 6 ans, suivant son père, elle débute sur les planches du théâtre expérimental new-yorkais Café La Mama, où elle se produit ensuite, au fil des années, dans des adaptations de Médée, Les Troyennes, Electra, Agamennon. A 12 ans, elle donne même la réplique à Meryl Streep dans La Cerisaie.
La nouvelle Grace Kelly
Quand elle aborde pour la première fois le cinéma, à 13 ans, Diane Lane est déjà une actrice chevronnée, aguerrie et que le succès de Runaway à Broadway expose tout particulièrement. Sa spontanéité aidant, son expérience séduit le réalisateur George Roy Hill, alors à la recherche d’une comédienne destinée à la bluette I love you, je t’aime. Elle s'y montre si brillante dans le rôle d’une surdouée fille de diplomate que la presse s’enflamme pour elle. Tant et si bien qu’elle fait, à 14 ans, la couverture de Time Magazine. Même le plus âgé et expérimenté de ses partenaires, Laurence Olivier, est conquis. Il parle d’elle comme de la nouvelle Grace Kelly. Rien que ça.
Si I love you, je t’aime n’obtient pas le succès escompté, il vaut à la jeune actrice de gagner ses galons au cinéma. Pourtant, les films ou téléfilms qui suivent jusqu’en 1982 ne brillent guère. Un gros mélo médical ( Touched by Love), un western où elle partage l’affiche avec Burt Lancaster et Scott Glenn ( Winchester et longs jupons), ou encore le parcours d’une reine de beauté adolescente ( Miss All-American Beauty)… Du mineur, jusqu’au jour où Francis Coppola l’auditionne et la choisit parmi des centaines de candidates.
Sous la direction du réalisateur du Parrain, Diane Lane tourne, coup sur coup, trois films : Outsiders, Rusty James et Cotton Club. Respectivement deux fois petite amie de mauvais garçons, puis prostituée de luxe, l’actrice y prend du galon et, de meilleur espoir féminin, grimpe au niveau de star en herbe. Pourtant, alors que le tapis rouge semble se dérouler tout seul, il se dérobe littéralement sous les escarpins de la jeune femme. Non seulement Les Rues de feu, dans lequel elle incarne une chanteuse rock, fait un double flop (critique et commercial), mais, plus grave, le monumental Cotton Club ne répond pas à l’attente. De plus, en négligeant la sirène de Splash, love story amphibie qui fera un malheur, l’actrice commet une grosse erreur de jugement.
Aussitôt reléguée à des projets de moindre ambition, Diane Lane donne avec La Gagne, en strip-teaseuse de Las Vegas, la réplique à son partenaire de Rusty James, Matt Dillon, résiste aux assauts d’un psychopathe amoureux fou Lady Beware et se fourvoie dans Love Dream. Un film néanmoins important pour l'actrice, puisqu'elle y incarne un génie qui, sortie d’un vase, redonne goût à la vie à un chanteur dépressif. Dans le rôle du chanteur : Christophe Lambert.
Une cible people
C'est le coup de foudre entre Diane Lane et Christophe Lambert. Les voilà propulsés « couple préféré du moment » par la presse people. Ils se marient en 1988 et, six ans plus tard, divorcent. Entretemps, ils donnent naissance à une fille, Eleanor Jasmine, et tournent ensemble un second film, le thriller Face à face.
Les années Christophe Lambert ne constituent qu’un épisode de la vie affective agitée de Diane Lane. Au milieu des années 80, elle défraie la chronique au bras du chanteur Jon Bon Jovi, avoue des relations intimes avec Timothy Hutton et Christopher Atkins. En 2003, elle s’engage auprès de Josh Brolin qu’elle rencontre à l’avant-première de Un homme d’exception ; elle l’ épouse le 14 mars 2004. Liaison orageuse puisque, le 20 décembre de la même année, la mariée appelle la police au terme d’une violente altercation conjugale. Elle renonce cependant à porter plainte, arguant d’un « malentendu ».
Ironiquement, en convolant en justes noces avec Josh Brolin, Diane Lane fait de Barbra Streisand sa belle-mère, la même qui l’avait auditionnée pour Yentl et lui avait préféré Amy Irving.
Montagnes russes
Sous la double action de Les Rues de feu et de Cotton Club, l’étoile de Diane Lane décline donc brutalement. Elle rétrograde vers la case télévision en y acceptant la minisérie western Lonesome Dove, pour laquelle elle incarne une prostituée de saloon, dans la grande tradition du genre. Un immense succès dont la comédienne tire pourtant peu de bénéfice, sinon une nomination à l’Emmy Award.
Dans le domaine du western, Diane Lane se montre particulièrement active. Outre Lonesome Dove et Winchester et Longs Jupons, elle y gratifie de sa présence le Wild Bill de Walter Hill et le téléfilm The Virginian, adaptation d'une série mythique des années 60.
Faire-valoir de son mari Christophe Lambert dans Face à face, elle doit attendre 1992 avant d’aborder un projet majeur : le Chaplin de Richard Attenborough qui lui demande d’interpréter Paulette Goddard, l’une des égéries de Charles Chaplin. Une prestation satisfaisante, mais le public boude la pompeuse superproduction. D’un bref retour au premier plan, elle passe donc fissa au second, dans l’ombre des stars masculines du moment, remplissant le contingent de rôles féminins chichement dispensés.
Tour à tour, elle croise Robin Williams ( Jack qui marque ses retrouvailles avec Coppola, Sylvester Stallone ( Judge Dredd où elle joue les super flics) et Wesley Snipes ( Meurtre à la Maison-Blanche en agent du FBI).
Si Diane Lane s’adapte à tous les registres, sa présence dans ces trois films ne reste qu’accessoire. Une potiche ? Pas loin. Dur pour une actrice dont les modèles se nomment Jane Fonda, Shirley MacLaine, Susan Sarandon et Jessica Lange.
C'est l'époque, où (elle voit alors le rôle féminin de Jerry Maguire lui échapper) elle semble subir de plein fouet les caprices des directeurs de castings hollywoodiens. Elle réussit tout de même à donner de l’étoffe à des rôles souvent fonctionnels : en institutrice compatissante dans Hardball auprès de Keanu Reeves, en femme courage de pêcheur Mark Wahlberg dans En pleine tempête... Elle joue même les tutrices diaboliques dans La Prison de verre et anime deux comédies canines ( Mon Chien Skip et La Main au collier) !
Toujours infidèle
Vaille que vaille, Diane Lane se maintient, généralement en deuxième ou troisième position au générique. Le résultat de sa nomination à l’Oscar pour sa performance d’épouse volage de Michael Douglas dans Infidèle. Infidèle, elle l’est encore, auprès de Ben Affleck, dans un Hollywoodland pour lequelle elle incarne la régulière d’un ponte de la MGM, épouse secrètement amoureuse du Superman George Reeves. Des personnages comme la comédienne les affectionne, à l’instar de la romancière américaine éprise d’un antiquaire italien ( Sous le soleil de Toscane) et de la ménagère s’arrachant à son foyer et ses enfants pour roucouler à Woodstock ( Le Choix d’une vie).
A Hollywood, Diane Lane tient fermement son rang, bon an mal an. La quarantaine entamée, elle figure encore dans le classement de People Magazine des cent personnes les plus belles du monde.
Femme de caractère, revandiquant une certaine excentricité fétichiste à collectionner les bottes à hauts talons, elle se montre vindicative en cas de nécessité. Ainsi attaque-t-elle la société de production Intermedia Film Equities pour n’avoir pas honoré la clause « pay or play » du contrat la liant au projet avorté Me Again que devait aussi interpréter Bruce Willis en 2003. Solde des compte : elle lui arrache un peu plus de 800 000 $ « sans avoir travaillé un seul jour », de son propre aveu.
En revanche, l'actrice ne compte pas ses heures dans le cyber thriller d’épouvante Intraçable où, pour la première fois depuis longtemps, elle tient un rôle principal. Celui d’une agent du FBI aux trousses d’un tueur en série opérant via internet. A 43 ans, un retour marquant sur le devant de la scène qui s’accompagne d’une prestation plus modeste (la mère du héros !) avec Jumper.
A peine Intraçable et Jumper sont-ils sur les écrans que la comédienne aura achevé Nights in Rodanthe, un mélo qui la renvoie à l’un de ses emplois récurrents : femme mariée et… infidèle !
| Sujet | Auteur |
|---|---|
| Arf, c'est toujours aussi mort ici ? | Frederic |
| l'Absurde séance débarque à Paris | absurde_seance |
| Die Hard 3, recherche musique. | KygO |
| L'Oeil de l'Astronome | potecast |
| C'est le moment de faire de la pub... | A-222 |
| Le Film Rien de personnel | Menhinaliily |
| Connaissez vous Franck Dubosc ? | plasticforks |
| LA NUIT DES ZOMBIES le 31/10 | absurde_seance |
| Nuit Dario Argento, le vendredi 13 ... | jal |
| La plus drôle des séries animées US | FlorentTLC |